Weval, le duo éléctro à l'esprit cinématographique qui monte

By Caroline Taret
07 Avr 2014

Weval, le duo éléctro à l'esprit cinématographique qui monte @Weval

Weval, le duo éléctro à l'esprit cinématographique qui monte

Weval, duo néerlandais et électronique à suivre

Weval, le duo éléctro à l'esprit cinématographique qui monte @Weval

Weval, le duo éléctro à l'esprit cinématographique qui monte

Weval en mix

Duo néerlandais composé de Harm Coolen (27 ans) et Merijn Scholte Albers (25 ans), Weval est le talent électronique à suivre. Ce sont eux qui mettent en musique les pas et l'audace de la nouvelle égérie Schweppes dans le film qui sera dévoilé le 3 avril. Rencontre.

Weval c'est l'histoire d'une rencontre : celle de deux passionnés et professionnels du film qui se transforment en duo électronique. Mais vous verrez, le cinéma n'est jamais très loin. "Nous nous sommes rencontrés en 2010 car je cherchais quelqu'un pour m'aider sur un clip" explique Harm. Ce sont leurs goûts musicaux communs qui déclenchent leur association autant cinématographique (ils réalisent des courts-métrages et documentaires projetés dans des festivals) que musicale. Weval, nom inspiré 'waterval' qui signifie 'cascade' en néerlandais, sort un premier 8 titres Half Age EP avec le label Atomnation en mars 2013.

Villa Schweppes : Comment définiriez-vous votre musique ?

Weval : C'est une question aussi intéressante que difficile! La musique c'est la liberté. L'intérêt de cette discipline c'est que vous n'avez pas besoin de beaucoup d'argent pour proposer des choses contrairement au cinéma. Notre son combine nos goûts... qui sont larges !

Comment travaillez-vous ?

Nous sommes tout le temps ensemble et derrière notre ordinateur : nous sommes en permanence à la recherche du bon son, nous portons une attention scrupuleuse à chaque son que nous créons... Nous cliquons pas mal ! C'est vrai que l'on passe beaucoup de temps à dénicher des fréquences des échos, des délais... Récemment nous réalisons des expériences avec des cassettes analogiques qui confèrent de la chaleur aux morceaux.

Vous vous fâchez parfois ?

(Rires) Oui ! Mais seulement sur de petites choses : Harm aime la musique calme, subtile et je suis plus séduit par des sons... bruyants ! Mais argumenter, cela fait partie d'un process qui se veut constructif. Mais pour être totalement honnêtes, la plupart de nos désaccords arrivent car l'un d'entre nous a faim...

Qu'est-ce qui vous inspire ?

Tout ! Des sentiments, un scenario, un lieu. Un truc récurrent chez nous c'est le fait d'imaginer que notre musique se poserait sur une scène de film. C'est cela qu'on imagine en travaillant.

Quels artistes vous plaisent en ce moment ?

Tame Impala ! C'est un peu les Beatles sous crack ! On aime aussi Connan Mockasin, Radiohead et Simeon Ten Holt un compositeur néerlandais brillant décédé il y a peu.

Et dans le cinéma ?

La liste est longue ! Quentin Tarantino, Les Frères Coen et l'incroyable Fargo (1996), mais aussi Spike Jonze et tout David Fincher.

Ne vous sentez pas obligés de citer des réalisateurs français...

(Rires) Mais si ! On a aimé La Haine de Mathieu Kassovitz (1996) et on suit le travail de Romain Gavras et Gaspard Noé.

Comment s'est passée votre première scène au Pitch Festival d'Amsterdam ?

On ne savait pas vraiment à quoi s'attendre, c'était très excitant. Il faisait tellement beau qu'on ne pensait pas que les gens viendraient. Ils ont beaucoup dansé et c'était notre objectif : nous avons retravaillé pendant deux mois notre EP pour qu'il prenne une touche dancefloor car au départ il n'était pas 'club minded'. Nous avons abouti à deux versions très différentes d'une même chanson. Le live impliquait également de l'improvisation, des morceaux plus longs et plus rapides.

Comment avez-vous travaillé avec Schweppes pour le film égérie 2014 ?

C'était très excitant : on était surpris et heureux que leur choix se porte sur nous. Notre morceau était en fait déjà écrit : nous l'avons conçu il y a deux ans sur notre canapé (rires). Nous l'avons retravaillé pour qu'il colle parfaitement au scenario. Ce qui est amusant c'est que le scenario ressemble à la scène que nous nous imaginions quand nous avons écrit le morceau : celle d'une personne qui entrait dans un club.

A quand le premier album de Weval ?

Bientôt ! Nous avons beaucoup d'EP parmi lesquels il faut choisir mais c'est un projet en cours avec notre label Kompakt.

Avez-vous un guilty pleasure ?

Harm : je pense tout de suite au " How Deep is Your Love " des Bee Gees. Le morceau est présent dans une scène du film Adam's Apples (2006), plutôt cool.

Merijn : moi c'est Rick Ross – Hustlin' . Du hiphop qui va loin.

Quelque chose que personne ne sait de vous ?

Harm : Quand j'étais jeune j'étais un pro du badmington.

Merijn : Je ne sais absolument pas où se situe l'accord de Do sur un clavier...

Detian, track du film Schweppes est diponible sur iTunes


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Pour Villaschweppes, Weval a réalisé une mixtape !


© Mix.dj

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