Vitalic présente son dernier album, Rave age

Vitalic fait un Rave Age

By Marine Normand
15 Oct 2012

Faut-il ENCORE présenter Vitalic ? Ce DJ français, qui a débuté sa carrière en même temps que Miss Kittin ou The Hacker, déverse depuis des années sur une foule qui n'attend que ça l'électro la plus efficace pour danser. Il revient de tournée de par le monde pour nous présenter son dernier album Rave Age, disponible dè

Faut-il ENCORE présenter Vitalic ? Ce DJ français, qui a débuté sa carrière en même temps que Miss Kittin ou The Hacker, déverse depuis des années sur une foule qui n'attend que ça l'électro la plus efficace pour danser. Il revient de tournée de par le monde pour nous présenter son dernier album Rave Age, disponible dès le 5 novembre. On l'a écouté, c'est une énorme tuerie. Alors, en attendant que vous puissiez faire de même et pleurer de joie en bootyshakant, nous sommes partis à la rencontre de l'auteur de ce "Rave Age" !

Actualisation : Le Minimix de l'album Rave Age est sorti !

OnVillaNuit : Comment prononce t-on le nom de ce dernier album, Rave Age : à la française ou à l'anglaise ?

Comme on veut !

OnVillaNuit : Vous avez tourné pendant trois ans : est-ce tous ces voyages qui ont influencé ce dernier album ?

C'est vrai qu'il est un petit peu plus ouvert. Flash Mob, l'avant-dernier, était un album très posé, très solaire. Au moment de passer au live, c'était très difficile de le retranscrire correctement, de faire bouger les foules. En sortant de tournée, j'avais alors deux envies. Celle de repartir, évidemment, mais aussi de faire de la musique plus adaptée aux concerts.

OnVillaNuit : Vous expliquez que c'est un disque que vous avez conçu comme un DJ...

Pas forcément, mais je souhaitais qu'il fasse danser. Quand on est DJ, on s'arrange pour que les morceaux que l'on passe soient plus rythmés, plus soutenus, plus que pour une écoute qu'on pourrait qualifier de "domestique". La moitié de Rave Age, au moins, a été spécifiquement réalisée pour danser.

OnVillaNuit : Lequel des morceaux représente le mieux cet album ?

Stamina le représente bien. Par contre, celui dont on me parle le plus en France, en tout cas c'est ce qui ressort en interview, c'est La Mort sur le Dancefloor, avec la collaboration de Julia, la chanteuse de Sexy Sushi. C'est une collaboration complètement étrange qui s'est faite assez simplement. on s'était souvent croisé, et j'ai fini par lui envoyer un mail en lui demandant d'écrire des paroles sur le morceau.


OnVillaNuit : Vous avez la participation de beaucoup de chanteurs sur cet album.

J'avais beaucoup utilisé jusqu'alors des techniques de vocoder, c'était très pratique, je faisais tout de A à Z. Mais je l'avais déjà fait sur deux albums, j'ai décidé de changer. Le fait de prendre un chanteur, ça me décharge un petit peu (rires), et ça donne un côté plus humain.

OnVillaNuit : On le présente comme un album pop : vous êtes d'accord avec ça ?

Force est de constater qu'il l'est ! Ce n'était pas une envie de départ, mais ça s'est fait comme ça. A la fin, j'ai constaté que j'avais quand même intégré beaucoup de chant, d'où cette dimension plus pop.

OnVillaNuit : Vous parlez d'influence méditerranéene pour cet album, pourtant, on a cherché, mais on a rien trouvé...

Ça ne se ressent pas du tout dans les morceaux ! Mais j'ai passé beaucoup de temps là-bas, j'ai beaucoup composé en Italie. Et là-bas, il faut le savoir, il y a beaucoup de clubs, de musique, c'est assez festif. C'est peut-être de cette manière que l'on peut sentir les accents méditerranéens...

OnVillaNuit : Vous allez donc intégrer des musiciens : comment va se dérouler le live?

Je ressors des résidences, et c'est vrai que tout le monde appréhendait le résultat, même mes amis proches. Mais en fait, ça marche drôlement bien. Il y aura donc un clavier et un batteur, tous les deux électroniques, bien sur. Je souhaitais donner quelque chose d'autre à voir ou à écouter. On a beaucoup poussé la scénographie, il fallait mettre des musiciens pour équilibrer le côté humain. Qu'il n'y ait pas juste une fourmi devant des écrans qui clignotent...

OnVillaNuit : Vous avez confié votre scénographie à 1024 Architecture...

Oui, il y aura de la lumière, des écrans, la musique sera synchronisée... Ne me demandez pas de raconter ces choses, c'est inracontable ! (rires) A chaque fois que j'essaie, ça prend une plombe et personne ne comprend rien !

OnVillaNuit : Comment s'annonce la suite ?

La tournée est presque bouclée jusqu'à Noël, on va partir aux Pays-Bas, en Irlande, je serai de passage aux Transmusicales de Rennes, au I love Techno de Montpellier. Ça va être chargé, tant mieux !

OnVillaNuit : Avez vous un bon moment de musicien à partager ?

On se souvient souvent bien plus des catastrophes... J'ai joué il y a deux ans aux Solidays et, pour un problème que je ne connais pas, mes écrans ne fonctionnaient pas. Pendant un quart d'heure alors que je jouais, j'ai angoissé, ça faisait n'importe quoi, et en face de moi, j'avais cette foule hystérique. J'attendais ces foutus écrans, je n'étais pas du tout dans mon live. J'ai fini par me dire "oublie tes écrans" et c'est devenu la folie. C'était incroyable.

OnVillaNuit : Et en tant que Clubber ?

J'ai vu Pachanga Boys au Berghaïn à Berlin (le club le plus hype et pointu de la capitale germanique). On ne savait pas à quelle heure ils jouaient, on est donc arrivé à minuit, pour découvrir qu'ils se produisaient à huit heures du matin... On s'est dit que ça allait être très dur, et on a fini par rester jusqu'à 14 heures le lendemain.

OnVillaNuit : Il y a des lieux dans lesquels vous aimeriez vous produire ?

Je rêvais de faire le Pont du Gard, et j'ose espérer que cela va se faire.

OnVillaNuit : Vous avez un poison ?

La tarte au citron. Pas meringuée.

OnVillaNuit : Où à part Paris ?

Barcelone !

OnVillaNuit : Des bonnes adresses à partager ?

A Barcelone, l'Escriba, un restaurant de plage où on fait de très bonnes paellas, c'est très beau, avec un très beau coucher de soleil.

OnVillaNuit : La soirée de vos rêves ?

Daft Punk, Gorgio Moroder et Pachanga Boys !

OnVillaNuit : Votre playlist du moment ?

Alors je vous donne mes tubes de l'été !

Kolsch : All that matters, et surtout l'album de Pachanga Boys.


OnVillaNuit : Vos projets pour la fin du monde ?

Dans les trucs dingues, je pense que j'ai tout fait. Il ne me reste plus qu'à manger plein de tartes au citron sur une plage en Espagne...

Propos recueillis par Marine Normand

Rave Age, disponible dès le 5 novembre dans tous les bacs

Le site de Vitalic

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