Tournée Générale de Gaule : A Bruxelles, la France avait bonne mine

Tournée Générale de Gaule : A Bruxelles, la France avait bonne mine

By Charles Crost
14 Oct 2014

Cette année, les organisateurs du Nouvel An Belge ont organisé le match retour en plein dans le quartier d'Ixelles. Des frites certes, mais surtout quelques beaux moments de gloire.

Ce week-end, on a pris l'auto pour filer chez nos voisins belges assister au match retour du Nouvel An Belge : les artistes français prenaient d'assaut les bars de la place la plus cool de tout le quartier d'Ixelles. Qui dit voiture dit retard : on rate d'entrée le set de Reno, d'House of Moda, qui jouait aux côté des jeunes gens d'Acidulez.

La France fait salle comble

On se trimballe donc dans la place Flagey à la recherche du lieu qui recevait les psychoactifs El Gran Chuffle. On tombe face à un lieu blindé, dont la foule nous séparant des effluves sonores de kraut est des plus impressionnante : il y a du monde, en masse, le bar est presque trop petit pour l'événement. Après 2 morceaux vu depuis le fond de la salle, on renonce et on décide de prendre la direction du Tigre.

En effet, les mecs de Hunting & Collecting Party avait décidé d'y faire les choses bien en conviant le protégé de Kompakt Sébastien Bouchet pour chauffer la salle à la dernière recrue du label perché Pan European. Le set du premier s'est avéré étonnement noise et rugueux, follement réjouissant et fin. On écoule quelques premières bières sereines avant l'arrivée d'une masse irrépressible de danseurs pour le set de Flavien Berger.

Il faudra d'abord avouer qu'on s'était trompé sur le compte du garçon : on l'imaginait, à l'écoute de son EP, expérimentateur en dilettante, il s'est finalement montré grand amuseur techno sautillant et souriant. Ce fut d'ailleurs l'excellente surprise de la soirée. Avec ses basslines ultra-puissantes et sa façon ludique de jouer avec les volumes de sa mixettes, il a réussi à dignement mélanger les voix à la Suicide et les synthés musclés dans un potage dancefloor généreux.

L'errance des afters

Fin du set, il est 22 heures, les autorités ont décidé de faire cesser les festivités à l'heure où les clubbers se réveillent. Les bars ont tous fait salle comble, preuve que les artistes hexagonaux savent aussi passionner hors de nos frontières. Ni une ni deux, on file à l'after officiel Place du Châtelain dans lequel jouaient François X et S3A de la Concrète .

Mauvais plan : le club qui les accueille reçoit des jeunes gens visiblement très peu concernés par la musique, l'ambiance est radicalement différente de celle sur laquelle nous avait laissé Flavien Berger. Au point qu'il ait fallu se demander si nous étions vraiment au bon endroit. Un verre avant de plier bagage : il est l'heure d'aller chercher un plan B.

Coup de chance, un taxi passe par là et va nous déposer devant le Barrio, une machine à faire clubber comme on n'en fait plus, avec deux salles, deux soirées différentes, vestiaire obligatoire -grrr- paiement au bar en cash uniquement et vigiles décidés. Heureusement, on sait où l'on met les pieds : c'est DJ Pute Acier qui est aux platines, soutenu par une performance vidéo. Le curateur bruxellois montre les muscles avec un set acid-techno rave comme on n'en fait plus.

L'ambiance a changé : au Barrio, la population est moins jeune et fringante – encore que - mais elle est passionnée, plongée dans le son et danse de toute ses forces. Il est 2 heures du matin, le dancefloor n'est déjà plus très net, mais on a l'impression que Pute Acier réconcilie l'énergie des free party avec un clubbing populaire au public hétéroclite. Voir des gens aussi heureux de se prendre les coups de barre à mine de l'excellent platiniste nous fait regretter de ne pas le voir plus souvent à Paris. Il n'y a pas vraiment de lieu dans notre capitale où danser sur des tracks acides s'élevant au dessus des 130 BPM réglementaires et on se prend à le regretter.

La seule banque à proximité du Barrio refusant nos cartes, on se retrouve très vite coincés sur les coups de 3 heures du mat'. A défaut de pouvoir reprendre un ou deux verres, on prend nos cliques et nos claques pour rentrer dans ce genre de miraculeux appartements que seul le couchsurfing peut proposer. Une sacrée tournée.

Le plus de la Soirée : Flavien Berger maître du cool, l'ambiance Place Flagey et la grosse frappe de Pute Acier

Le moins de la soirée : l'ambiance déprimante de l'after, le côté bétailleuse du Barrio.

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