Say Yes Dog : "La nuit à Berlin, il y a toujours quelque chose à faire"

By Stéphanie Chermont
11 Fév 2015

Say Yes Dog : @Stéphanie Chermont

Say Yes Dog : "La nuit à Berlin, il y a toujours quelque chose à faire"

Nouvel EP de Say Yes Dog, "A Friend".

Say Yes Dog : @Stéphanie Chermont

Say Yes Dog : "La nuit à Berlin, il y a toujours quelque chose à faire"

Le nouvel EP de Say Yes Dog, "A Friend".

Say Yes Dog : @Stéphanie Chermont

Say Yes Dog : "La nuit à Berlin, il y a toujours quelque chose à faire"

Say Yes Dog sort en France son EP "A Friend".

Say Yes Dog : @Stéphanie Chermont

Say Yes Dog : "La nuit à Berlin, il y a toujours quelque chose à faire"

"A Friend", nouvel EP de Say Yes Dog

Say Yes Dog : @

Say Yes Dog : "La nuit à Berlin, il y a toujours quelque chose à faire"

EP 'A Friend' de Say Yes Dog

Ils sont de Berlin, ils sont doués et drôles et font de la musique comme bon les inspire, que demander de plus pour ce mois de février ?
Difficile de ne pas faire de jeux de mots avec ce groupe de trois garçons directement venus de Berlin. Aaron au chant, Paul à la basse, Pascal à la batterie, ils sortent leur premier EP "A Friend" dans une tonalité électro-pop, la voix d'Aaron s'accordant à la perfection avec les synthétiseurs et les élans club présents sur ces quatre titres. Leur atmosphère est chaleureuse, leurs rires confirment l'humour de ce groupe à qui l'on souhaite encore une longue vie sur scène – c'est bien parti. Rencontre lors de leur passage à Paris, le temps d'un café à la Place Verte, rue Oberkampf.

Villa Schweppes : Si je vous dit "Yes Dog", qu'est-ce que vous me répondez ?

Aaron : Je te réponds "Woof" !
Paul : J'imagine que je te réponds bonjour aussi en langage chien.

Villa Schweppes : Pascal, tu es du Luxembourg mais tu viens de rejoindre tes deux acolytes à Berlin, que pensez-vous de cette ville, de son atmosphère ?

Aaron : On a grandi avec Paul dans cette ville, on en est partis pour nos études mais il était évident que l'on reviendrait vivre à Berlin. Et puis je pense que c'est la bonne ville où habiter pour un groupe de musique, la vie n'est pas chère, il y a de la musique un peu partout là-bas.

Villa Schweppes : Quand avez-vous décidé de vous lancer en musique, tous les trois ?

Paul : On faisait nos études d'ingénierie du son en Hollande ensemble et en 2012, on a décidé de s'y mettre et de créer un groupe.
Aaron : C'était horrible au début, on ne s'appréciait pas vraiment... Non je rigole, on était amis donc ça s'est fait naturellement, on sortait beaucoup ensemble la nuit, on s'amusait et à un moment, on a eu envie de faire de la musique.

Pour composer, on s'inspire vraiment du club

Villa Schweppes : Tu parles de la nuit Berlinoise, est-ce que vous appréciez sortir en club ?

Aaron : Oui bien sûr, Berlin c'est une ville où tu peux vraiment t'éclater. Mais je ne sors plus trop, je laisse ça à mon adolescence...
Paul: Pour composer, on s'inspire vraiment du club, on peut l'entendre sur certains morceaux de l'EP.
Pascal : A Berlin, ce qui est cool, ce que tu peux sortir partout et tu n'as pas à attendre qu'un événement arrive puisqu'il y a toujours quelque chose à faire la nuit. C'est génial pour ça.

Villa Schweppes : Quand vous n'êtes pas en train de répéter, où est-ce que l'on peut vous trouver ?

Aaron : Honnêtement ? Dans mon lit. Rires.
Pascal : Probablement dans une piscine.
Paul : Oui, il a des problèmes de dos donc il va souvent nager. Moi, je dirais que l'on peut me trouver dans un bar vers chez moi à Kreuzberg, pendant un long moment, à boire des bières.
Aaron : On habite dans trois quartiers différents de Berlin, moi je suis à Mitte. En fait, on s'évite un peu comme dans Hunger Games, sinon il y aurait de la fight entre nous vu qu'en tournée, on est toujours les uns sur les autres !

Villa Schweppes : Comment aimez-vous décrire votre musique ?

Aaron : On aime entendre que notre musique est électro-pop avec des influences diverses, celles des clubs comme on en parlait, avec des sons entraînants et des beats puissants.

Villa Schweppes : Qu'est-ce que l'on peut raconter de cet EP "A friend" qui vient de sortir en France ?

Paul : Ces quatres musiques sur l'EP, c'est vraiment une petite collection de ce que l'on voulait montrer à ce stade. On joue bien sûr plus que quatre sons sur scène, on en a pas mal d'autres mais celles-ci représentent bien notre musique, ce que l'on fait.
Pascal : On n'a pas essayé de faire un genre précis de musique, c'est venu de nos inspirations et de tout ce que l'on avait envie de créer, d'entendre à ce moment-là. On a voulu inventer quelque chose par nous-même.

Villa Schweppes : Votre nom de groupe, "Say Yes Dog", c'est parti d'une blague ?

Aaron : Alors non, ce n'est pas une blague et surtout, il n'y a aucun signification derrière.
Paul : Cette phrase est arrivée au moment où l'on voulait nous donner un nom, comme ça.
Aaron : Malheureusement on devait se donner un nom alors que nous, on voulait juste être un groupe, sans chercher plus loin. Pour l'anecdote, je me souviens juste que l'on était ensemble, un peu alcoolisés, on balançait des mots en l'air et d'un coup, quelqu'un a dit " Say Yes Dog ", on a trouvé ça cool et on l'a gardé.
Pascal : Oui, on était littéralement devant l'ordinateur a tapé des mots en plus de les dire, on regardait ce qui paraissait sympathique. Je pense que c'est le groupe qui définie le nom de ce groupe, plutôt que l'inverse.

C'est de la "roof" musique

Villa Schweppes : Est-ce qu'il y a quelque chose d'animal dans votre musique ?

Aaron : Oui, vraiment ! C'est de la " roof " musique même ! Rires.
Paul : Notre musique est aussi lisse qu'un mouton et un chat aussi...
Aaron : On essaie quand même à ne pas être trop associés aux chiens.

Villa Schweppes : Vous avez un problème avec les chiens ?

Aaron : Non au contraire, le chien est mon animal favori !
Paul : On peut quand même faire une connexion entre notre groupe et les chiens, on fait souvent allusion à l'animal pour parler de nous en tant que potes, les "Dude", la bande.

Villa Schweppes : Vous avez de nombreuses dates à venir, qu'est-ce que vous faîtes avant de monter sur scène, avez-vous un rituel ?

Aaron : Oui ! Avant de monter sur scène, on est dans l'excitation alors on s'encourage, on se "hug". Ce qui n'est pas très impressionnant puisque l'on est que trois personnes à s'enlacer, "Hug hug hug !".
Paul : Rien d'extraordinaire en fait, c'est juste qu'on tente de se réunir tous les trois pour faire descendre la pression, se concentrer. Bon parfois aux concerts, on voit quelqu'un de totalement bourré dans un coin de salle alors on vient le voir, on le réveille...
Pascal : On le pousse un peu, on lui met de l'eau sur le visage... Non, c'est une blague.

Villa Schweppes : On a parlé de Berlin, parlons de Paris, qu'est-ce que vous connaissez de cette ville ?

Paul : En tant que groupe, on a eu la chance de venir à Paris de nombreuses fois. La première fois, c'était dans un petit bar qui s'appelle L'Espace B, c'était très sympathique et on a adoré ce lieu. On est revenus jouer au Nouveau Casino deux fois et à l'International.
Aaron : Ce sont toujours d'excellents moments à Paris, on en garde bons souvenirs.
Paul : On est très friands du 11ème arrondissement, on se sent comme à la maison ici.
Aaron : Et surtout dans ce bar où on est en train de parler, La Place Verte.

Villa Schweppes : Quelles sont vos cocktails ou boissons favorites ?

Aaron : Moi je crois que c'est le vin blanc. En alcool plus fort, c'est le Gin Tonic ma boisson préférée. Bon, c'est très branché de boire du gin, ce n'est pas quelque chose de nouveau mais comme je suis un peu hipster...

Villa Schweppes : Donc Aaron, tu es le véritable hipster de la bande...

Aaron : Complètement ! (Rires). Attends, je te rappelle que je suis de Berlin, de Mitte précisément.

Villa Schweppes : A vos débuts, vous n'aviez pas de label, comment ça se passait ?

Aaron : C'était plus facile au début.
Pascal : Pour faire de la musique, c'est plus simple sans label, pour la produire, c'est une autre histoire...
Aaron : Je crois qu'aujourd'hui, c'est beaucoup plus évident de faire de la musique même sans argent, tu peux le faire. Après, si tu veux faire parler de toi, dans le monde entier, c'est plus évident avec un label ou bien il faudrait un père ou une mère très riche. Bon, ce n'est pas le cas... Tout est une question d'argent en fait pour te promouvoir.

Villa Schweppes : Vous aimez Gainsbourg et MC Solaar, quels autres artistes français appréciez-vous ?

Aaron : J'aimais beaucoup JUSTICE avant. Plus trop maintenant... Gainsbourg oui, il est épatant.
Pascal : J'apprécie GUTS, il est bien français non ?
Aaron : Ah et j'adore Rone, ça fait un moment qu'on le suit. Et La Femme aussi, c'est très cool. En live c'est fabuleux. CocoRosie aussi.

Villa Schweppes : CocoRosie, elles ne sont pas française par contre ! Et quelle chanson écoutez-vous d'inavouable ?

Aaron : Je pense à une chanson surtout, ça s'appelle "Sex Object", c'est un peu la chanson de notre groupe, on ne la fera écouter à personne... Sinon, la Dolce Vita de Ryan Paris. Ça, c'est honteux. On l'aime bien cette chanson mais on doit être les seuls.

Villa Schweppes : On m'a dit que vous parliez un tout petit peu français, quel est votre mot préféré ?

Aaron : Confit de canard. J'adore ça.
Pascal : C'est de la balle !

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