Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love

By La rédaction
28 Juil 2013

Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love @DR, SCHWEPPES

Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love

Sylvain Quimene alias Gunther Love lors de notre Comité Editorial

Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love @DR, SCHWEPPES

Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love

Sylvain Quimene aka Gunthe Love, rédacteur en chef invité de Villa Schweppes

Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love @DR, SCHWEPPES

Rencontre avec Sylvain Quimene aka Gunther Love

Gunther et Daphné s'associent dans la campagne Schweppes Zero- Edition Limitée

Pendant toute la semaine, le magazine de la Villa Schweppes se pare de love... de Gunther Love ! Ce personnage décalé et irrésistible qui accompagne la Villa Schweppes à Cannes depuis deux ans, prend les rênes de la rédaction. Derrière Gunther, il y a Sylvain et ses coups de coeur, son amour de la musique, ses habitud

Pendant toute la semaine, le magazine de la Villa Schweppes se pare de love... de Gunther Love ! Ce personnage décalé et irrésistible qui accompagne la Villa Schweppes à Cannes depuis deux ans, prend les rênes de la rédaction. Derrière Gunther, il y a Sylvain et ses coups de coeur, son amour de la musique, ses habitudes de Parisien. Un fil rouge relie les deux, l'humour.

Villa Schweppes : Raconte-nous ton année...

Sylvain Quimene : Cette année est vraiment le prolongement de la précédente pour moi. L'année dernière à la même époque nous étions en tournée avec Airnadette, notamment au Paleo Festival (Nyon). Il y a des jours où nous étions en première partie de LMFAO au festival de Poupe (Vendée) et le lendemain de Garbage en Suisse donc c'était assez drôle. Les gens pensaient que l'on faisait de la musique et s'apercevaient que ce n'était pas vraiment le cas, on se retrouvait à faire la première partie de n'importe quel groupe de musique ! C'était canon.

J'ai aussi beaucoup collaboré avec Schweppes sur le projet de la canette Schweppes Zéro mais aussi sur le contenu notamment à Cannes puisque j'intervenais sur Radio Nova depuis la Villa.

Et ton actu ?

SQ : On tourne avec le spectacle Airnadette et on travaille aussi sur le film puisque l'on vient de signer pour l'adaptation long métrage. Ce sera l'histoire d'un groupe de rock, mais avec des scènes, des répliques et des vrais protagonistes qui viendront doubler leur propre film des années plus tard.

Et surtout, on a développé la version anglaise de la comédie musicale que l'on vient de jouer à Londres et qui sera au Festival d'Edimbourg, Le Fringe, tout le mois d'août. On repart à Londres pour un mois en janvier et, selon le succès, on partira certainement en tournée puisqu'on a eu des demandes en Inde, en Australie... On vient de faire la couverture du magazine The List, qui répertorie les 800 spectacles proposés au Fringe, qui nous positionne comme un des 10 spectacles à voir : " Airnadette, phénomène du Fringe ? ". Alors qu'à Paris on essaie de sortir de cette image de Air Guitar, le contexte où est né Gunther, en Angleterre, c'est parti. Mais les Britanniques s'en moquent un peu : quand on est partis jouer en Angleterre, dans les articles à aucun moment un journaliste ne nous a qualifiés de Air Band, n'a évoqué le Air Guitar, etc. Pour eux c'est un spectacle à part entière et ils le prennent comme tel, ce qui est très cool.

Ton postionnement évolue depuis l'année dernière, vas-tu vers plus de sérieux ?

SQ : Non je reviens à mes premiers amours. Avant de créer Airnadette, et avant même de faire le Conservatoire de Théâtre de Paris, j'étais programmateur d'une salle de concert. Dès 18 ans, j'ai abandonné mon Sport-Etudes pour faire ça. J'aime la musique depuis toujours, j'étais chanteur d'un groupe de rock pendant 10 ans, on faisait la première partie Lofofora ! Donc je voulais proposer quelque chose de plus honnête dans mon intervention à Cannes cette année. Je voulais me détacher de l'image du champion du monde de Air Guitar et ce qui est bien c'est que les gens commencent à comprendre que c'était une blague. Je me souviens quand je suis allé en Finlande (ndlr aux Championnats du Monde de Air Guitar), c'était vraiment un délire avec des potes. Vu l'engouement, on s'est dit " tiens si on rebondissait là-dessus pour créer quelque chose de fort " comme les Airnadette. Mais mon coeur reste dans la musique : c'est ce que j'ai fait au 114 pendant un an.

As-tu envie d'intégrer un groupe ?

SQ : La musique me manque énormément. J'ai envie mais c'est une question de temps. En attendant, je trouve ça drôle comme paradoxe d'être sur scène avec une formation comme Airnadette et de ne pas pouvoir monter sur scène avec un vrai groupe. Je ne gagnais pas ma vie en tournant avec un groupe, et on rencontre notre public avec le projet Airnadette : à la base on l'a amené comme un projet marketing avant d'être sur scène, et il a fait le buzz avant d'exister. Aujourd'hui, on se retrouve à faire une tournée aux Etats-Unis, Canal + a réalisé un documentaire sur notre aventure, puis on croise la route de Matthieu Chedid qui nous propose de faire sa première partie à Bercy. Aujourd'hui nous avons créé un vrai spectacle (Airnadette, la Comédie Musiculte) avec des répliques de films. On l'a fait sérieusement mais avec beaucoup d'humour évidemment. Mais le jour où j'ai un peu de temps, je remonte sur scène avec un groupe. Car il y a bien un truc que je vois aujourd'hui : je ne sais pas ce qui marche, mais je sais comment faire en sorte que ça marche !

Tu renoncerais à ta moustache ?

SQ : Bien sûr, j'en rêve même... Je ne te parle même pas de Daphné. Quand j'ai créé Gunther il y a 4 ans, il n'y avait pas vraiment de moustachus ! Quand je prenais le métro, je baissais un peu la tête pour ne pas croiser les regards amusés qui suggéraient un 't'es sûr' en silence. Maintenant c'est branché et récupéré par les hipsters.

Tel Woodkid qui redeviendra Yohann Lemoine en 2015, Gunther va-t-il laisser la place à Sylvain Quimene?

SQ : Je commence et pour tout vous dire je pensais même y être arrivé, jusqu'à ce que l'autre jour je reçoive un message vocal de mon père qui disait " Allo Gunther, tu me rappelles? ". Pfffffffff pas toi papa !! La différence avec Yohann, c'est que Gunther est un personnage, pas un nom de scène et d'artiste comme Woodkid. Gunther n'existe pas sans Airnadette, sauf peut-être chez Schweppes où il apparaît avec Daphné sur la campagne pour l'édition limitée de Schweppes Zéro. Avec ma femme, c'est la première fois que l'on fait ce 'cross over' entre la fiction et la réalité. Maintenant je suis Sylvain, mes proches m'appellent comme ça, à part mon père qui m'appelle Gunther (rires)...

Mais Woodkid est doué en marketing : je me souviens quand il a fait son premier live au Grand Rex, tout le monde avait l'impression que cela faisait trois ans qu'il tournait. Dire qu'il arrête en 2015, c'est la meilleure façon de remplir ses salles jusqu'en 2015 ! Il maîtrise tout, et il est adorable ce mec. On l'a croisé aux Francofolies, c'est amusant ce qui se passe autour de son personnage : tous les gens qui essaient de l'approcher sans y arriver disent qu'il est snob, et les autres qui le rencontrent le trouvent génial.

Quels sont les artistes qui t'inspirent ?

SQ : Mes parents étaient très attirés par Chaplin et Buster Keaton, donc j'ai grandi avec ces films. Quand j'ai créé Gunther je me suis inspiré de Charlie Chaplin : Gunther c'est un Chaplin avec une guitare électrique et branché sur du 200 volts. En comédie j'adore Jim Carrey qui me fait beaucoup rire. Pour le côté scénique c'est Freddy Mercury, dans ce qu'il dégage et l'amour qu'il donne et reçoit de manière très simple. Dans la façon de travailler c'est Matthieu Chedid qui humainement n'a pas changé malgré le succès. Si tout le monde était comme ça, je pense que cela se passerait mieux entre artistes et médias.

Airnadette, toutes les dates de la tournée.

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