Skip to content

Rencontre avec Jules Fauvey, capitaine d’Artjacking

S’il y a bien une équipe qui rafle tous les trophées à Lyon, c’est elle. La pie célèbre en avril ses huit ans d’existence avec 4 soirées référence. Etant donné que c’est la mi-temps, on a voulu parler de l’équipe et de son palmarès avec son capitaine : Jules Fauvey.

Jules Fauvey d’Artjacking, c’est le capitaine. C’est lui qui porte le brassard. Le collectif de jeunes goons lyonnais enchaine les victoires à domicile comme lors de ses rares déplacements. Pour en savoir plus sur l’équipe, on est allés poser quelques questions à celui qui, depuis 8 ans, coordonne le tout. On a donc évoqué le CE2, Kavinsky, Brodinski, Dijon et évidemment Lyon. On a même un peu parlé football.

Jules Fauvey

Jules Fauvey

Villa Schweppes : On est à la mi-temps de votre mois d’anniversaire en quelques sortes. Comment est-ce que le public a accueilli vos deux premiers rendez-vous ?

Jules Fauvey : Très bien ! Les deux étaient soldout… Je pense que tout le monde était très chaud pour les deux soirées. Voir Brodinski en full rap, c’était quelque chose. Malinké a joué sur les deux, il est dans le rythme et c’est bon pour la suite. Ash Kidd a fait le job, tout va pour le mieux !

En regardant le chemin parcouru, qu’est-ce que tu te dis ?

JF : Je me dis qu’à huit ans, Artjacking pourrait être en CE2. Ça défonce le CE2. On fonctionne un peu comme une classe d’école primaire de toute manière : on se marre, on fait des conneries, on est ensemble. Je suis content d’en être là avec ce truc et avec ces gars. Aujourd’hui, une grande partie de ma vie tourne autour d’Artjacking et je suis très fier de voir que le truc marche comme jamais. Le milieu de la nuit et des soirées est quelque chose de très éphémère, donc 8 ans avec la même équipe dans ce milieu c’est une très belle performance ! Je me dis que je suis entouré de soldats et que notre public est formidable.

Vous êtes un label dans lequel il y a beaucoup de diversité et vous avez permis à certains de devenir des artistes reconnus (Ateph notamment). Comment est-ce que ça fonctionne au quotidien ?

JF : Je préfère qu’on soit caractérisés comme un collectif. On a fait 2 sorties en tant que label, mais c’est loin derrière. On n’a pas vraiment de direction artistique en ce qui concerne la production, chacun se débrouille comme il l’entend. Si un mec comme Ateph a réussi à sortir un peu la tête de l’eau, c’est beaucoup grâce à lui-même et à son talent. On peut mettre les artistes en avant, mais ce n’est pas vraiment notre créneau. On est vraiment sur de l’événementiel aujourd’hui.

C’est sympa de faire sortir le mec de l’iPod : tu l’écoutes la semaine dans ton casque et le samedi, il est là.

Tu as réussi à faire venir Kavinsky au Chat Noir à Dijon, bien avant toute cette frénésie autour de son “Night Call”. C’était un pari risqué de faire ça autre part qu’à Paris. Tu peux nous parler de ça ?

JF : Oui, c’était avant “Night Call” mais Kavinsky était déjà un gros nom dans le paysage électro. Dijon, c’était délicat, fallait pas se planter et, avec un Kavinsky, on savait où on mettait les pieds. C’est un vrai personnage, on aimait l’image qu’il renvoyait. C’est un très bon souvenir, autant l’homme que la soirée.

Pour nous, du coup, Artjacking c’est ça : un collectif avant-gardiste qui cherche juste à se faire plaisir. Je me trompe ?

JF : C’est un peu ça. Je tiens à préciser qu’on est désormais exclusivement sur un créneau hip-hop. On essaye de se faire plaisir en invitant des artistes qu’on affectionne, qu’ils soient connus ou pas spécialement. C’est sympa de pouvoir faire sortir le mec de l’iPod. Toute la semaine tu l’écoutes dans ton casque et le samedi, il est là. C’est aussi agréable de faire découvrir des artistes au public et de suivre leurs évolutions, de se dire que t’as été un des premiers à miser sur lui et qu’aujourd’hui, le mec défonce tout.

Les soirées Pray For... par Artjacking

Les soirées Pray For… par Artjacking

Quelle place a le public dans vos choix de soirées ?

JF : Centrale. Sans public tu n’as pas de soirée. Après, je pense qu’aujourd’hui on a vraiment réussi à fédérer un public qui nous ressemble. On essaye déjà de penser à nous : on est une grosse équipe chez Artjacking donc si la programmation plaît à tous, on se dit qu’elle plaira à notre public. On s’est déjà trompés mais, en règle générale, ça matche.

Tu peux nous parler un peu du label : les personnes qui en font partie et ton rôle de “chef d’orchestre” ?

JF : On existe donc depuis 8 ans aujourd’hui. On s’est construit à Paris et puis on a migré à Lyon. On est une trentaine de mecs à faire partie de l’équipe. Des DJs, des graphistes, des photographes, des producteurs, des bagarreurs… Tout le monde à son rôle, même celui qui n’en a pas. La présence et le soutien sont des choses essentielles à la vie et à la survie du crew.

Vous avez prévu de venir faire des événements à Paris ? Ou alors, le but, c’est de mettre Lyon encore plus “sur la carte” ?

JF : Revenir à Paris, pas forcément. La plupart d’entre nous habite à Lyon, notre public est ici. Paris n’a pas besoin de nous et je ne pense pas qu’on ait besoin de Paris.

Artjacking, c’est plein de choses : des DJs, des graphistes, des photographes, des producteurs, des bagarreurs…

La suite pour Artjacking, c’est quoi du coup ?

JF : Continuer sur notre lancée. On a le vent en poupe en ce moment, mais le plus difficile sera de rester sur la vague. On va donc continuer de bosser avec Le Sucre et Le Petit Salon. Mais on est ouverts à d’autres lieux ! On a d’autres projets hors-nuits, notamment autour du football.

Autour du foot ? Tu nous en dis un peu plus ?

JF : Oui, on va monter une ligue d’influencers à Lyon. Ça sera du foot à 5 et il y aura des shops, des crews et plein de beau monde… Nos équipes seront sponsorisées par Nike.

Quand tu n’es pas en soirée Artjacking, tu sors où à Lyon ?

JF : Je ne sors pas beaucoup. J’aime bien Le Sucre parce que le cadre est super, le Petit Salon parce que je m’y sens comme chez moi. J’aime bien aussi La Plateforme ou Le Transbo en termes de configuration. Et pui L’Ambassade parce qu’on y a fait nos premières armes. Il y a surement des tas d’autres lieux cool mais je ne suis pas vraiment un oiseau de nuit.

Tu penses quoi de la scène lyonnaise en général ? Quelle est la place d’Artjacking dans cette scène ?

JF : La scène électro lyonnaise est hyper active. Chaque week-end, le public a accès à des soirées de qualités et avec des line up pointus. C’est une concurrence saine entre les organisateurs de soirée et ça crée une dynamique positive. En ce qui concerne les autres courants, et notamment le rap, il y a beaucoup moins d’associations mais, petit à petit, on voit émerger d’autres orgas qui essayent d’apporter des choses différentes. Ça prouve que le public lyonnais est demandeur et très ouvert ! On observe ça de loin avec Artjacking, on fait notre truc sans vraiment se soucier des autres orgas. Ce qui nous importe, c’est de proposer des événements de qualité à un public qui nous fait confiance.

Artjacking

Artjacking

Artjacking

Artjacking

Derniers articles Les Rencontres Villa Schweppes

Actus musique

Jacques : la rencontre musicale du mois

Actus musique

Saint DX : la rencontre musicale du mois

Actus musique

Mykki Blanco : la rencontre musicale du mois

Actus musique

Michel : ses bons plans, ses kiffs et ses coups de coeur

Les Plus Lus

Festival de Cannes

Céline Tran, la dernière recrue de Tête d’Affiche

Festival de Cannes

Céline Tran nous dit tout sur ses nouveaux projets
Rencontre avec Jules Fauvey, capitaine d'Artjacking

Les Rencontres Villa Schweppes

Izia Higelin, d’une famille à l’autre

Portraits

Booba, poids lourd du rap

Les Rencontres Villa Schweppes

Les pires phrases de séduction entendues en club

Festival de Cannes

Eric sans Quentin : “On a fait notre sketch fondateur à Cannes”

Les plusPartagés

Portraits

Booba, poids lourd du rap

Festivals

Jessica93 : “Si tu es musicien, tu ne vas pas avoir un 40m² en plein Paris”

Big Festival

Stand’arT, le collectif qui fait bouger Biarritz la nuit

Festival de Cannes

Céline Tran nous dit tout sur ses nouveaux projets

Portraits

Tin-Tin : “Ça fait 31 ans que je suis tatoueur !”

Les Rencontres Villa Schweppes

Deluxe : portrait du groupe préféré de Matthieu Chedid