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Première “Color Block Party” aux Salons du Louvre : escale à New York pour une nuit

Vendredi 17 octobre, nous avons fait un tour à la première soirée des crews Partyanimals et La French dans le quartier Montorgueil. Notre verdict ? Un nouveau joyeux bordel pour bien débuter le week-end.

“Ce vendredi soir dès minuit, c’est la Color Block Party, la nouvelle fête de quartier joyeuse et colorée dans un loft pouvant accueillir 800 personnes à Etienne Marcel”. Voici la phrase qui accompagnait l’invitation à l’évènement que nous avions reçu en début de semaine.

Curieux de découvrir ce nouveau rendez-vous, nous nous rendons donc le soir dit dans la rue Jean-Jacques Rousseau. Une immense file se profile devant nous. “C’est là ?”, nous demande, inquiet, notre acolyte. On le rassure : “Non, ces gens font la queue pour entrer au Ballroom, le bar à cocktail du Beefclub. Notre apaisement est de courte durée : au numéro 66, là où a lieu la soirée, le double de personnes attendent pour entrer. De toute évidence, le dresscode (Color Block) n’a pas été respecté ce soir mais qu’importe : on est venus pour voir le loft !

“Encore trois petites minutes d’attente et on va vous ouvrir les portes”, s’écrie l’un des organisateurs, Laurent Sifaoui. Le monsieur à l’habitude des foules, il en voit toutes les semaines aux fêtes qu’ils organisent avec Claap : “La French” le jeudi chez Régine et la “In & Out” le mardi au Nüba.

Un line up de copains

On se faufile (fourbement ?) à l’intérieur de la salle. On ne nous avait pas menti : avec ces murs de briques, ces ventilateurs et tuyauteries apparentes au plafond, on se croirait bien à Brooklyn ! Au milieu de la grande salle, dans un renfoncement isolé, mixe déjà Marika, amie du crew organisateur. “On n’a pas annoncé de line up, ce sont les copains qui, ce soir, joueront si ça leur chante : CätCät, Anja, Claap, les DSL…”, nous explique-t-elle entre deux tracks de RnB On croise justement David, l’un des membres du groupe d’Ed Banger. “Alors il paraît que vous jouez ce soir ?”. Sa réponse : “Ah non, pas ce soir, pour la prochaine, peut être !”. Le garçon préfère profiter et il a raison : à 1h, la salle est déjà pleine à craquer de jeunes (et aussi quelques moins jeunes) qui semblent bien décidés à beaucoup danser (et aussi un peu boire). Du coup, à 3h, c’est la mission pour traverser la salle de part et d’autre et c’est quasi-impossible de commander un verre au bar.

On décide de prendre nos affaires au vestiaire quand résonne un titre qui nous est familier mais qu’on n’imaginait pas écouter ici : “La Carioca”, l’hymnes mythique d’Alain Chabat et Gérard Darmon dans La Cité de la Peur On nous avait promis “du hip-hop, de la house et de la disco” ce soir, on pourrait donc être déçus mais “quand tu as goûté à cette danse-là, tu ne peux plus faire que ça.”

Le plus de la soirée : Le cadre : on avait oublié le gros potentiel des Salons du Louvre. Le lieu vaut le détour, vraiment !

Le moins : “Still D.R.E.” de Dr. Dre et Snoop Dogg en club à 2h du matin, ça devrait être interdit par la loi.

La rencontre de la soirée : Édouard Rostand en charge également de l’organisation : “On pense revoir un peu la déco du lieu dans les semaines à venir…”

La phrase de la soirée : “Ils sont où les toilettes ?”. Voici une question qu’on nous a posé au moins cinq fois dans la soirée. Notez-le donc pour la semaine prochaine : les commodités se trouvent tout de suite à droite après avoir descendu les escaliers.