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Pianity : une plateforme française dédiée aux NFT musicaux

Pianity : une plateforme française dédiée aux NFT musicaux

By Guillaume Huault-Dupuy
29 Oct 2021

Lancée en juillet 2021, Pianity est la toute première plateforme française dédiée à l'achat, la vente et l'échange de NFT musicaux. Nous avons interrogé l'un de ses fondateurs, Kevin Primicerio, pour savoir comment Pianity compte jouer un rôle dans cette révolution qui promet de secouer l'industrie musicale.

Pouvez-vous nous raconter la genèse de Pianity ?

Kevin Primicerio : En début d'année, je suis retombé sur une blockchain appelée Arweave, qui permet le stockage permanent de données à un tarif raisonnable. Avec Simon de Kinkelin, qui est musicien et cofondateur de Pianity, on a commencé à réfléchir aux applications possibles, et on s'est rendus compte que l'industrie musicale avait un vrai problème en termes de rémunération. C'était en pleine pandémie, et on s'est dit qu'il fallait trouver une solution pour que les artistes gagnent mieux leur vie. C'est comme ça qu'on en est arrivé à la création de Pianity.

Pouvez-vous me résumer le concept de la plateforme ?

KP : Pianity est une marketplace de NFT spécialisée dans la musique, qui permet aux artistes de transformer leurs morceaux en éditions limitées et de les vendre directement à leurs fans.

Concrètement, si on veut acheter un NFT sur Pianity, on s'y prend comment ?

KP : Comme on voulait s'adresser aux fans de musique, qui pour la plupart n'y connaissent rien aux cryptomonnaies, les NFT que l'on propose sont achetables par carte bancaire. Bientôt, il sera aussi possible d'utiliser Apple Pay et Google Pay. On voulait que les paiements soient aussi simples que sur n'importe quelle plateforme de shopping en ligne. Il n'y a même pas besoin de créer un portefeuille crypto pour utiliser Pianity, on se charge de tout.

Quand on achète un morceau sur la marketplace, ça donne droit à quoi ?

KP : Il y a des plateformes de NFT consacrées à la musique qui se créent tous les jours dans le monde, mais nous avons un positionnement unique chez Pianity. Nos NFT ne donnent aucun droit sur le morceau acheté. La raison est simple : on voulait favoriser au maximum les artistes, et faire en sorte qu'ils soient mieux rémunérés sans rien concéder de plus en retour.

Dans ce cas, quel est l'intérêt d'acheter des NFT sur Pianity ?

KP : C'est vrai qu'il n'y a pas cette composante intéressante des revenus passifs, avec des royalties qui tombent régulièrement pour les détenteurs de NFT. Mais globalement, on a trois profils de personnes qui trouvent leur compte sur Pianity : les fans, les collectionneurs et les investisseurs. Le fan vient soutenir un artiste, en sachant que s'il dépense dix euros, huit euros lui seront reversés. Le collectionneur, lui, cible plutôt les éditions rares ou précieuses à ses yeux. Enfin, on a l'investisseur qui vient juste pour faire de l'argent, en se disant qu'il pourra revendre le NFT plus cher.

Avez-vous d'autres idées pour améliorer le quotidien des artistes ?

KP : Plein ! Par exemple, on s'apprête à leur offrir la possibilité de monétiser les remixes et les DJ sets. C'est une première. Aujourd'hui, comme tu ne possèdes pas les droits sur les tracks qui figurent dans un DJ set, tu ne peux pas le monétiser. On a trouvé une solution pour que tous les auteurs des morceaux présents dans le mix touchent automatiquement leurs royalties. Avec ça, on va permettre aux artistes de créer de la valeur entre eux, en revisitant le travail des autres.

C'est quoi votre objectif ultime avec Pianity ?

KP : On veut permettre à tout le monde d'écouter de la musique sans pub gratuitement. C'est pour ça qu'on propose tous les morceaux en écoute intégrale sur Pianity. Pour autant, notre objectif reste d'offrir une source de revenus aux artistes grâce aux ventes de NFT. D'ailleurs, je pensais qu'on allait les financer 10 fois plus que les plateformes de streaming actuelles. Mais aujourd'hui, on les finance 100 fois mieux qu'elles !

Finalement, vous rêvez de concurrencer les géants du secteur comme Spotify ou Apple Music...

KP : Il ne faut pas encore leur dire, mais à terme c'est ça (rires).

 

Découvrez sur le lien suivant toute l'enquête du mois sur les NFT et la musique.

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