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Motown, histoire d'un label culte

Motown, histoire d'un label culte

By La rédaction
07 Oct 2013

Il y a des entreprises qui ont laissé leur empreinte dans l'histoire contemporaine, marquant des générations d'artistes au son de leurs mélodies. Tel est le cas de Motown, dont le nom suffit à évoquer une période bénie pour la musique...

Ayo nous confiait pendant son interview avoir hâte de découvrir la réaction de son père quand il verrait apposé sur son disque la mention "Motown". Il est vrai que depuis plus de 50 ans, le label est gage de qualité.

Fondé en 1959 à Detroit par un ancien ouvrier à la chaine Berry Gordon, Motown (contraction de Motor Town, surnom de Detroit) a changé le paysage de la musique contemporaine. Entouré des meilleurs compositeurs, musiciens (les "Funk Brothers", comme on les appelait, ont joué sur plus de numéros 1 que n'importe quel autre artiste) et interprètes que pouvaient compter la ville, Berry Gordon a inventé, tout un univers reconnaissable à l'oreille : le "Motown Sound". Un mélange subtil de soul, d'une pointe de pop et d'une rythmique aux racines gospel sur lequel toute l'Amérique s'est déhanchée, et que toute l'Europe a essayé de copier (on se souviendra des reprises de Claude François ou Johnny Hallyday).

Mais Berry Gordon voulait aller plus loin. Motown avait une visée plus que commerciale. Elle voulait réunir, conquérir les oreilles de la jeunesse blanche comme de la jeunesse noire, mélangeant les genres, enseignant à ses artistes comment se vêtir ou se tenir pour plaire à un public encore peu sujet au mélange. Motown voulait être le "Sound of Young America". Un défi qu'elle a pleinement réussi, ses tubes se plaçant régulièrement dans les tops de radios, qu'importe la couleur de peau de ses interprètes.

Il est vrai que les meilleurs artistes étaient signés chez Motown. Si le label connait son premier succès dès 1959 avec "Money" de Barrett Strong, il s'occupera aussi notamment des Jackson Five, de Marvin Gaye, de Diana Ross et des Supremes, des Four Tops, de Martha and the Vandellas, de Lionel Richie (avec ou sans les Commodores) ou encore Stevie Wonder.

Les locaux de Motown étaient des usines à tubes. Les studios étaient ouverts 22 heures par jour, les artistes, une fois rentrés de tournée, re-enregistraient un album et repartaient ensuite sur les routes. Les morceaux étaient écoutés par une commission, qui contrôlait la qualité des morceaux : c'est ainsi qu'ils refusèrent "Heard it through the Grapevine" ou encore "Ain't too proud to beg"... pas assez "Motown". Un choix qu'ils ont dû amèrement regretter...

Après avoir déménagé à Los Angeles, puis à New York, Berry Gordon a vendu la compagnie en 1988. Aujourd'hui filiale d'Universal, Motown a depuis 2006 une branche française sur laquelle sont signés Ben l'Oncle Soul, Hocus Pocus, ou encore Ayo. Toujours soul, toujours bon, Motown reste un véritable gage de qualité pour les mélomanes...

Du 7 au 13 octobre, Ayo est notre rédactrice en chef invitée : retrouvez tous les articles !

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