Løve, chronique de l'album de Julien Doré

Løve, chronique de l'album de Julien Doré

By La rédaction
30 Oct 2013

Julien Doré a sorti le 28 octobre dernier son troisième album, Løve. Un album sombre et mélancolique, composé autour d'une rupture amoureuse. Chronique d'un album oscillant entre moments de grâce et solitude solaire.

Si il y a bien une chose qui ne manque pas à Løve, c'est bien l'amour. Comme un programme de désintoxication, Julien Doré livre ici 12 étapes du deuil amoureux, quand la rupture est consommée et qu'il ne reste plus qu'à panser ses plaies.

L'opus s'ouvre sur "Viborg", dont les nappes électroniques donnent une sonorité assez triste au morceau, et donne le ton à Løve. La tristesse est contenue, mais le refrain percutant, monte en intensité. "Paris-Seychelles", le premier single, suit, et apporte un côté solaire. Lumineux, tout en gradation, "Paris-Seychelles" s'invite rapidement dans les esprits et tourne dans nos têtes de façon bien répétitive. Un tube de l'été (indien).

Troisième morceau, "Habemus Papaye" (joli jeu de mots) accueille les Brigitte. Assez langoureux, la voix du duo féminin s'accorde parfaitement avec la basse de Julien Doré. Un peu vintage un peu oldschool, Habemus Papaye est la chanson parfaite pour conclure. Hotel Therese s'impose en contraste, plus énervé, où l'artiste fait un constat amer.

"Heaven", tout en anglais, invite des sonorités un peu caribéennes. Avec son Ukululé, "Heaven" tourne autour de la peur d'être oublié, de disparaitre des pensées de l'être aimé. On reprend un peu du poil de la bête avec le duo parfait avec Micky Green, "Chou Wasabi" dont le rythme dansant est très agréable et plein de caractère. La légèreté se confirme avec "Platini", transition vers la partie la plus sombre de l'opus. Mention spéciale pour la petite chorale qui apporte une touche décalée à cette déclaration d'amour au célèbre footballeur.

"London Vous Aime" est une invitation au voyage, avec un joli choix de choeurs, mais rapidement, l'album prend une tournure plus sombre, notamment avec Mon Apache, (aux échos de "la Dolce Vita" de Christophe) simplement accompagné d'un piano, ou "On Attendra l'Hiver", très mélancolique. Løve finit avec une note d'espoir, "Corbeau Blanc", dont la mélodie nous rappelle un film policier des 70's mais laisse une porte ouverte.

Un processus cathartique pour l'artiste, beau, sombre et puissant. Love nous rappelle la puissance des sentiments et sublime la rupture en douze titres reussis, à la fois solaires et sombres. Mettez un peu de Løve dans votre vie !

Du 28 octobre au 3 novembre, Julien Doré est notre rédacteur en chef invité : retrouvez tous les articles !

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