Les clubs cultes : Le Triptyque

Les clubs cultes : Le Triptyque

By Juliette Hautemulle
09 Oct 2013

Avant d'être ce qu'il est depuis le 16 janvier 2008, le Social Club était un club façon cave de l'Est londonien. Ayo nous a avoué y avoir souvent été, de passage à Paris, pour y écouter des lives jazz, électro ou hip hop. Souvenir souvenir...

C'est le hall d'entrée avec sa forme triangulaire qui a inspiré le nom du lieu. Au premier abord, Le Triptyque ne se prêtait pas facilement au live avec sa forme en U, et ce malgré ses 650 m² de superficie. C'était pourtant, avec son ouverture 7 jours sur 7, l'un des points forts du 142 rue Montmartre de l'époque. Et chaque jour de la semaine avait sa spécialité.

Le lundi, notamment, était réservé à des têtes d'affiche invitées : les Neg'Marrons, Keren Ann, DJ Netik (champion du monde de scratch 2001 et 2002). Le mardi, c'était hip-hop et afro-soul avec la venue notamment de Dee Nasty, Princess Erika... "Il y avait un nombre de gourmettes en maxi maillon et acier brossé au m² assez effrayant", plaisante Virginie, "Triptyque addict". Le mercredi, changement d'ambiance, avec une programmation jazz et jazz-électro (!). Les jeudis, ce sont des groupes world qui se produisaient et le vendredi des DJ's électro lors, entre autres, des classiques soirées "Alors les filles, on se promène" du label Institubes devenu Marble. "Je garde un souvenir mémorable de la dernière avec Diplo, TTC, Justice et Para One", se rappelle avec nostalgie Stéphane, un habitué du Triptyque et, depuis, du Social Club. Thomas, un autre coutumier, ajoute : "Et aussi l'ambiance et la prog des soirées Poulet et Bière !" Justement, le prix de cette dernière et des boissons en général était bien moins élevé, regrette Florent, 34 ans. À l'époque, les verres se moyennaient entre 3 et 7 euros contre 18 euros aujourd'hui.

Mais ce n'est pas ce qu'il faut regretter parce que ce sont ces tarifs dérisoires qui ont mené à la perte du club. En 2007, le Directeur de l'ancienne imprimerie (Zola y imprima son 'J'accuse') Antoine Harmel se désolait : "Nous n'avons pas gagné d'argent depuis le début, alors que nous remplissons la salle". Résultat : Le Triptyque ferme définitivement ses portes le 31 décembre 2007, après une soirée de réveillon en compagnie de Millimetric, Electrique Indigo, et Dyed Soundorom. Vous connaissez la suite... Non ? Regardez donc ce reportage réalisé par les architectes du désormais Social Club, Exyzt :

Du 7 au 13 octobre, Ayo est notre rédactrice en chef invitée : retrouvez tous les articles !

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