Interview Sophie et Nicolas Levy : Les Ambassadeurs, ce sont eux !

Interview Sophie et Nicolas Levy : Les Ambassadeurs, ce sont eux !

By Juliette Hautemulle
17 Oct 2015

Ce vendredi 16 octobre au soir, lors de la soirée "Wild West Express", nous avons rencontré le couple à l'origine de ce très beau projet des soirées des Ambassadeurs : Sophie et Nicolas Levy. Interview dans un coin du saloon.

Cette année, vous allez fêter les 15 ans de vos soirées Les Ambassadeurs, c'est ça ?

Nicolas Levy : Non un peu moins, en fait : 11 ans, 11 ans et demi !

Avec le recul, il existe une édition qui vous a plus marquée que les autres ?

Sophie Levy : Peut être "Marie Antoinette", la deuxième édition qui a un peu été le "gros bond". Lors de la première fête des Ambassadeurs dont le thème était "Les années 80", on était 800 et, pour la seconde, on est passé à... 2 500 ! Bref, il y avait plein de monde et on a même dû refuser des gens... Après, toutes les soirées ont eu leur charme... La "Chaos 2099" aussi était dingue. Dingue parce qu'on a quand même mis en scène une fin du monde dans un entrepôt vide de 7 000 m² ! Ça a nécessité 10 jours de montage, soit un gros travail de production. Idem pour "Le Tournoi des XVI Royaumes" au Château de Vincennes...

Et vous, Nicolas ?

Nicolas Levy : Je pense que le choix est personnel et lié à nos propres émotions. Il n'y a jamais de meilleure ou de moins bonne soirée. Tout dépend de comment on vit la fête. Notre métier consiste à mettre les cartes sur la table pour que tout le monde s'amuse. Après, à eux de jouer ! En ce qui me concerne, je n'en préfère aucune. Ça serait comme me demander quel est mon tableau préféré, c'est une question bien trop difficile... Finalement, c'est à vous de juger !

Sophie Levy : Chaque année, on raconte un conte

Pourquoi ce thème du Far West cette année ? Et comment vous viennent ces idées de thèmes, en général ?

Sophie Levy : Chaque année, on raconte un conte. On ouvre une page d'un livre de contes. On s'inspire d'expositions, de films, de voyages, de tout ce qui se passe artistiquement. Cette année, on souhaitait revenir à quelque chose de plus "historique" et comme on n'avait pas encore abordé l'Amérique, voilà !

Nicolas Levy : Attention quand même, le thème de ce soir n'est pas "Cow-boys et indiens", ce n'est pas ça. C'est tout une histoire, celle du Grand Ouest. Ce qu'on aime, au-delà d'imaginer un thème, c'est raconter une histoire et mettre les moyens pour la rendre crédible. Et puis la fête n'est pas une finalité en soi, ce qui compte c'est tout ce qui se passe avant. Le plus fort, c'est l'émotion que chacun a avant, comment tous se réunissent, dinent ensemble, se costument ensemble...

D'où l'importance des clans, finalement ?

Nicolas Levy : Exactement !

Et, d'ailleurs, à un peu plus de minuit, quel clan(s) déjà arrivé(s) "bat" tous les autres, côté look et état d'esprit ?

Sophie Levy : C'est vrai que c'est toujours la compétition entre les clans à celui qui sera le plus costumé et qui mettra le plus d'ambiance. D'ailleurs, tous se préparent toujours trois semaines voire un mois en avance. Après, là, ils arrivent juste donc on ne pourra vous le dire que plus tard !

Nicolas Levy : Les meilleurs ce sont ceux qui sont arrivés... et ceux qui arrivent ! Ce qui compte, en fait, c'est que tous se réunissent et arrivent déguisés ensemble, c'est ça qui "bat" tout.

Vous travaillez en duo avec votre femme Sophie/ votre mari Nicolas. Ce n'est pas difficile de travailler en couple ?

Nicolas Levy : Je pense que c'est la seule solution...

C'est peut être une très jolie réponse, ça...
Qu'est ce que vous pensez du travail de la bande - plus jeune - We Are The Oracle (WATO) qui, comme vous, font des fêtes déguisés dans des lieux insolites et entièrement redécorés ? On trouvait la comparaison assez bonne...

Nicolas Levy : Et bien je suis super fier parce que j'ai la sensation d'avoir monté quelque chose que d'autres récupèrent. Aujourd'hui, j'ai un peu l'impression que les organisateurs "achètent" des DJs pour les revendre. C'est très facile de prendre quatre DJs et de louer une salle, mais ça manque de profondeur. Certaines personnes comme les membres de WATO ont une autre vision de la fête. La fête avec une inspiration et un vrai fond et c'est ça qui m'intéresse. Notre métier est d'amuser les gens, un peu comme à Disneyland. Tu n'as pas demandé de mettre les oreilles de Mickey, mais tu le fais quand même !

Et vous pensez à d'autres organisateurs ?

Nicolas Levy : Et bien ceux du Burning Man et de Tomorrowland, par exemple.

Nicolas Levy : j'aimerais bien qu'un jour on m'invite à ma soirée

Dans vos rêves les plus fous, quelle serait la soirée de vos rêves (où, avec quel line up etc.) ?

Nicolas Levy : Ça va être hyper-prétentieux, mais notre soirée idéale ne sera jamais mieux que celles qu'on a déjà faites !

Sophie Levy : ... Mais si on pouvait juste en profiter plus et le vivre, ça serait pas mal !

Un endroit dans le monde que vous aimeriez investir, quand même ?

Nicolas Levy : Non parce que ce n'est pas un lieu qu'on investit, mais une thématique ! Notre travail est de subjuguer un lieu.

Et côté line up ?

Nicolas Levy : On n'annonce jamais les artistes, on n'a pas besoin d'un gros line up pour que les gens viennent. Et ce qui nous importe, c'est juste de faire jouer les amis.

Sophie Levy : Les Ambassadeurs c'est une grande famille : les prestataires et les DJs sont des copains, on travaille avec les mêmes depuis des années !

Et, sinon, en dehors de vos soirées vous sortez ?

Nicolas Levy : Non ! J'adore faire la fête, évidemment, mais on est déjà beaucoup sortis et on n'a plus 20 ans... Cela dit, j'aimerais bien qu'un jour on m'invite à ma soirée...

Sinon vous écoutez quoi en ce moment ? Il y a des artistes actuels qui vous intéressent particulièrement ?

Nicolas Levy : Mais totalement ! Sinon comment faire ce que qu'on fait ? On est obligés de nous intéresser à tout ! Après, nos goûts sont les nôtres...

Quoi de prévu pour la suite ?

Nicolas Levy : Et bien on a toujours notre agence événementielle Nico & Co avec laquelle on travaille pour des marques. Les soirées des Ambassadeurs sont un peu notre récréation, ce qu'on aime faire sans contraintes. Les autres projets nous servent à financer ces dernières.

Peut-être que vous aimeriez pouvoir faire plus d'éditions par an, alors ?

Nicolas Levy : Peut être... Ou alors ne plus faire que ça !

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