Interview : Les fondateurs de La Maison Sage

By Cécile Lienhard
21 Fév 2017

Interview : Les fondateurs de La Maison Sage @Cécile Lienhard

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Maison Sage

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La Maison Sage a ouvert ses portes en novembre dernier dans le 10ème arrondissement de Paris. Rencontre avec Romain Battesti et Thomas Goetschy, les deux Directeurs artistiques de cette maison de nuit.

Romain Battesti et Thomas Goetschy sont les deux Directeurs artistiques de La Maison Sage récemment ouverte à Paris, sur la place de la République. Après différents projets dans le milieu événementiel et de la musique, les deux DA se sont rencontrés sur le projet naissant de La Maison Sage.

Villa Schweppes : Pouvez-vous nous raconter l'histoire de la fondation de La Maison Sage ?

Romain Battesti : La genèse, c'est une volonté commune de vouloir rassembler nos amis. On s'est rencontrés autour de l'appel d'offre, on ne se connaissait pas vraiment et on a pu mettre en commun nos énergies : ça a tout de suite fonctionné. Très souvent, lorsqu'on sort, on ne sait pas trop où aller et on se retrouve vite avec une offre de clubs de musique électronique où ça tabasse et on ne passe pas la soirée avec nos potes. On a donc voulu créer ce lieu, polymorphe, où l'expérience est variable. On ne voulait pas s'adresser à une communauté de gens qui n'écoutent qu'un seul style de musique parce que nos potes - et nous-mêmes - écoutons plein de choses. La genèse ce serait ces mots-là : la rencontre, le partage, l'auto-dérision.

Thomas Goetschy : Il y a un certain parti pris de liberté autour du lieu. Avoir une offre vraiment plurielle, pouvoir vivre des choses totalement différentes et créer des plateformes artistiques. Par exemple, ce soir, il y a une expo photo. C'est un ami mais il a du talent et on est contents de pouvoir faire quelque chose ensemble, même si ce n'est qu'une exposition.

Est-ce que vous pouvez nous parler du concept ? Expo, musique, etc, il y a beaucoup de choses... Quelle est votre idée de base ?

RB : Thomas a plus une culture bar et moi une culture club. Avec les énergies qui nous ont rassemblées, la question fondamentale était : à quel moment on fait la fête, on s'amuse, on lâche prise ? Le côté bar est propice à la rencontre et, dans un club, on danse. On a voulu rassembler tout ça. On souhaitait créer un cocon dans lequel on accueille les gens chez nous.

TG : Une maison de vie culturelle et festive.

RB : C'est ça. Et artistiquement, on a rassemblé tout ce qui nous animait, nous et nos amis. En ne voulant pas nous cantonner à de la musique, on propose de l'exposition et beaucoup d'activités comme le tatouage, mais aussi beaucoup de choses qui vont arriver : du fitness, du yoga, un barbier, un coiffeur....

TG : On veut casser la routine. Par exemple, le dimanche, il y aura des cours de dessin avec la tatoueuse, histoire d'entrer dans son univers à travers l'illustration. On veut faire les choses à notre sauce, avec un regard plus amical et convivial.

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Thomas Goetschy et Romain Battesti

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Thomas Goetschy et Romain Battesti

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Thomas Goetschy et Romain Battesti

C'est assez ambitieux !

RB : C'est une chose qu'on a posée tout de suite sur le papier en se disant : tout le monde a cette ambition. Créer un lieu décalé, même si je n'aime pas ce mot, ou auto-dérisoire... On savait que ce serait super compliqué et que ça ne passerait pas par une, mais par plein de choses. Ça passe par l'équipe qu'on a sélectionnée pour des qualités humaines avant tout : on a recruté des profils, des gueules. Ça passe aussi dans la scénographie pour que les gens se sentent à l'aise assez rapidement. On se sent comme chez un pote ou chez soi, on s'approprie le lieu.

Cette volonté de tout rassembler, on a l'impression que c'est quelque chose qu'on retrouve dans beaucoup de nouveaux lieux...

RB : Oui, tout le monde recherche ça en ce moment, que ce soit dans un travail de scénographie, de clientèle, ou encore de production artistique. En fait, ce qu'on recherche, c'est plutôt l'expérience. On essaie de transporter les gens, de les faire voyager. Ce n'est plus suffisant d'avoir une salle, du son et un bar.

TG : Le ressenti qu'on voulait, on l'avait déjà en tête : créer un pont entre la culture bar et la culture club et avoir une maison dans laquelle on se sente bien, où on oublie nos soucis à la porte, où il y a un truc qui se passe.

L'appartement, c'est parce que vous avez eu ce lieu ou c'était une idée en amont ?

RB : On a d'abord eu le lieu. Dans le futur, on espère l'agrandir en haut et en bas, pour rester sur la sémantique de la maison avec un grand espace composé de petites pièces et une certaine homogénéité.

TG : Derrière l'appartement et la maison, il y a toujours cette idée de cocon.

RB : Tout ça est lié. On a bossé un an et demi pendant la durée des travaux et on a eu plus de temps que prévu, donc on a précisé des choses. mais l'ambition première a toujours été cette espèce de grand appartement bar/club/maison de vie dans laquelle on ramène tous nos potes.

Depuis l'ouverture - qui est assez récente - quels sont les retours ?

TG : Pour l'instant, le ressenti est vraiment bon. Nos amis apprécient beaucoup le lieu et on les voit revenir, donc c'est qu'il y a un attachement. Par exemple, récemment, un pote m'a dit : "C'est comme quand on va chez toi, mes soucis je les oublie dehors". Pour l'instant, ça ferme tôt, mais il y a quand même cette petite folie. Tu te balades le sourire aux lèvres en passant de pièce en pièce, tu sais que tu vas voir d'autres potes, qu'il va se passer un truc. Les gens sont aussi satisfaits de la bouffe, donc tout se passe bien. Les cocktails sont pas mal, plutôt bons.

RB : Ils sont même excellents ! Ça a été une course contre la montre jusqu'au moment où on a ouvert les portes. On est passés par dix étapes où le projet a failli ne jamais se faire pour des raisons de travaux, d'autorisation, etc. Donc l'ouverture a été un moment magique où tu ne réalises pas... Maintenant, l'euphorie est passée, on a besoin de créer sans cesse et c'est génial.

"La genèse, c'est une volonté commune de vouloir rassembler nos amis"

Vous avez un webzine. Quel est le but avec ce dernier ?

TG : C'est de faire en sorte que chaque terrain d'expression devienne quelque chose qui puisse servir à augmenter la notoriété de nos amis, des personnes qu'on rencontre. Et aussi avoir l'occasion de s'exprimer sur certains sujets.

Ça parle de choses complètement différentes : on passe de Trump à Harry Potter...

TG : Oui, il y a des billets d'humeur aussi. Le principe est autant de donner une chance à des gens de s'exprimer sur un sujet très précis que de faire un billet d'humeur du genre : "J'ai vu Harry Potter, je n'avais jamais regardé, qu'est-ce que j'en pense à mon âge etc.", de décortiquer ça.

RB : On a créé une marque qui s'appelle La Maison sage. Il y a le lieu mais on voulait aller plus loin. Dans ce truc avec nos potes, il y a quelque chose de communautaire, un peu tribal sur le plan marketing. Et donc l'idée était de proposer une plateforme d'informations sur laquelle on partage tous nos kiffs sur les sujets qui nous intéressent. Par la suite, on créera aussi une marque de vêtements.

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Comment choisissez-vous les artistes qui viennent ici ?

RB : En musique, je travaille avec un assistant, Victor, qui était programmateur du Ground Control. On ne sélectionne qu'à l'écoute. Pas de programmation copinage.

TG : De temps en temps, des potes sont derrières les platines...

RB : Mais c'est parce qu'on a validé artistiquement.

TG : C'est parce qu'ils sont bons et, quand ils viennent, ce n'est pas juste la qualité de la musique, c'est aussi l'attitude, la façon dont ils se sentent chez eux, à la maison. Quand ils viennent avec le sourire, qu'ils sont contents de jouer et que ça se voit sur scène, on va refaire des choses avec eux.

Et pour les expositions ?

TG : De la même façon, quand on voit des trucs cool sur internet, on contacte l'artiste. Il y a aussi des gens qui viennent nous proposer des choses. On va avoir Théo Gosselin. Il très connu et c'est un très bon ami. Le but est qu'il fasse une expo "mode". Il a développé ce côté mais ce n'est pas encore visible, alors cette expo sera différente des autres.

RB : On essaie, avec tous les artistes, de développer quelque chose propre à notre collaboration. On n'est pas un club, un lieu de vie où il viennent chercher de l'argent, de la notoriété. On n'annonce pas les programmations donc le but est plutôt de chercher un public et une atmosphère différents. Il faut que les choses bougent à chaque fois. On a beaucoup de mal avec les résidences artistiques ou les répétitions de soirées. Le groupe de ce soir, Macadam Crocodiles, on l'a booké parce qu'il y a un engagement mutuel à faire évoluer le live à chaque fois, que ce ne soit jamais la même chose. Sinon, ce n'est pas intéressant pour nous.

Quelle est la place des cocktails à Maison Sage ?

RB : C'est un truc qui nous a passionné assez rapidement. Pour nous, ce n'était pas possible qu'il n'y en ait pas parce que, quand on sort dans les bars, très souvent, l'offre est super réduite et c'est chiant. On voulait pouvoir boire un cocktail en faisant la teuf. Après, on ne veut pas non plus que ce soit juste un bar à cocktails.

Est-ce que vous avez un oeil sur la carte ?

RB : Oui bien sûr, on goûte tout ! On n'est pas du tout des professionnels du cocktail, mais on a essayé de faire en sorte qu'il y ait une offre assez large pour tous les goûts. On travaille l'amertume, le coté plus sucré, fruité, l'acidité, et avec beaucoup de techniques différentes.

Un dernier mot ?

Oui, à propos de la porte. C'est quelque chose de très important ici que certaines personnes interprètent mal. Si on a mis cette porte, c'est parce qu'il nous fallait quelqu'un (Daniel Le Corse) qui ait cette science. Parce que c'est une science d'être physionomiste ! Pour arriver à créer le bon équilibre, les bonnes masses, savoir qui tu as à l'intérieur, qui tu vas faire rentrer, pourquoi tu vas le faire rentrer. On ne sélectionne pas à la gueule, au portefeuille ou à la notoriété, mais à l'énergie. Ce qu'on veut c'est que les gens à l'intérieur s'amusent, aient le sourire. Donc quelqu'un qui arrive à la porte et qui pense déjà être entré parce que c'est untel ou unetelle, ça ne nous intéresse pas. Quelqu'un qui arrive à la porte stressé, pas bien, ça ne nous intéresse pas non plus : on veut des gens qui aient le sourire et qui soient bien dans leur pompes, tout simplement. Il n'y a aucune règle.

Le site internet de La Maison Sage

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