Interview : François Descamps, le "fou" derrière le Joker à Lille

By Charles Crost
03 Nov 2016

Interview : François Descamps, le @DR

Interview : François Descamps, le "fou" derrière le Joker à Lille

François Descamps du Joker

Interview : François Descamps, le @Juliette Hautemulle

Interview : François Descamps, le "fou" derrière le Joker à Lille

François Descamps

Une carte différente chaque jour, l'exigence de l'improvisation et l'innovation : le Joker bar à Lille veut emmener le cocktail toujours plus loin. On a posé quelques questions à son patron et chef de bar, François Descamps.

Villa Schweppes : Qu'est-ce qui t'as décidé à lancer le Joker ?

François Descamps :

J'ai un long passif dans le monde de la nuit de plus de 15 ans en tant que responsable d'établissement de nuit. Par la suite je me suis reconverti dans le métier de commercial dans deux grands groupes liés à l'alcool et la culture cocktail. Je formais des bartenders à l'histoire et la création de cocktails. Je suis Lillois, la région était, à l'époque, mon secteur commercial, je connaissais donc les besoins et les envies de la clientèle. J'ai une grande curiosité sur ce monde feutré, usant mes chaussures sur les pavés parisiens à goûter les créations dans l'industrie du cocktail. A force de travail, je pense que Lille peut devenir, à l'instar de Lyon, une ville qui perce en matière de cocktail, et ce d'ici quelques années

L'ambition du lieu est d'être en constant renouvellement. Comment tenez vous le choc ?

François Descamps : Il faut toujours goûter à tout, s'intéresser à tout, traîner tout autant dans les rayons "bar" que les rayons "cuisine". Avoir soif de nouveauté. On travaille avec des cartes éphémères et journalières. Tous les jours, on change notre carte de cocktails dans sa totalité. C'est assez sportif. On la conçoit en fonction de nos sirops maison, de nos infusions maison, des produits frais et des tendances du moment.

En six mois, on a obtenu une étoile Michelin

Comment réagissent les Lillois à l'émergence progressive d'une scène cocktail en ville ?

François Descamps : Sur Lille, il y a un second bar à cocktail qui travaille très fort, le Dandy. Les Lillois sont très content qu'on vienne enrichir la proposition locale en terme de cocktail. La conception minute a été très saluée, ça a aidé les gens à se séparer de l'habituel mojito. On est situé dans l'un des plus vieux bâtiments de la ville, on a passé plusieurs mois à composer un cadre chaud, cosy, avant d'ouvrir les lieux. On est heureux de pouvoir sortir notre épingle du jeu avec notre goût du renouvellement journalier. Depuis le début, on a déjà du sortir environ 950 cocktails différents. Les gens des bars parisiens nous voient comme des tarés, mais c'est surtout beaucoup de créativité, d'assemblage, de préparation dans la journée.

Le Joker a aujourd'hui 9 mois. Tu peux tirer un premier bilan ?

François Descamps : En six mois, on a obtenu une étoile Michelin. Le concept plaît énormément. On travaille actuellement sur une ébauche de carte " signature ", avec nos 10 best-sellers, les boissons emblématiques. Tu sais, je regarde vachement quand les clients attaquent leur cocktail. Je vois qu'on a réussi quand on sent dans son regard qu'il cherche à déterminer toutes les saveurs, de la première appréciation à ce qui reste en bouche. J'aime qu'on sorte des cocktails riches en goût.

Interview : François Descamps, le

Au Joker Bar

Derniers
articles
Bars

Les
pluslus

Lespluspartagés