I Could Never Be a Dancer :

I Could Never Be a Dancer : "Réaliser des films, c'est quand même très excitant !"

By Juliette Hautemulle
23 Oct 2013

I Could Never Be a Dancer est le projet de Carine Charaire et Olivier Casamayou, un duo de chorégraphes/directeurs artistiques/réalisateurs qui a travaillé aussi bien pour la Comédie-Française que pour Chanel ou MGMT.

La Villa Schweppes : Pouvez-vous évoquer en quelques mots l'année que vous venez de passer ?

En choeur : Une année riche et intense ! Nous venons de réaliser nos deux premiers films (pour Nina Ricci et Chloé). Deux projets très excitants !
Nous avons également fait une performance au Centre Pompidou avec la photographe Valérie Belin, ainsi que la chorégraphie de la première pièce arabe qui est rentrée au répertoire de la Comédie-Française et mise en scène par Sulayman Al-Bassam. Et puis nous avons crée des chorégraphies pour plusieurs films de marques comme Kenzo, YSL, etc...

Vous êtes chorégraphes, casteurs, Sound Designers, Performers... Au fond, qu'est ce qui vous plaît le plus ?

En choeur : Ce qui nous plaît le plus c'est d'interpréter à notre manière l'univers d'un artiste avec lequel nous collaborons, d'une marque, d'un lieu. Mais réaliser des films, c'est quand même très excitant !

Où puisez-vous vos inspirations ?

Carine : Zeitgeist, high and low culture et... en nous-mêmes !

Olivier : Nous investiguons tous les domaines : la mode, l'art contemporain, les performances, les danses "savantes", les danses "populaires", la télévision, la pop culture, le cinéma... Nous aimons mêler les références dites "high culture" et "low culture" parce que c'est toujours riche et amusant.

Quel(s) est/ sont l'artiste ou les artistes avec le(s)quel(s) vous avez préféré travailler ? Et pourquoi ?

Carine : Valérie Belin avec qui nous avons créé une performance dont le deuxième volet sera joué à Beaubourg en janvier. Pourquoi ? Pour son art à la pureté pop indépassable. Mais aussi Keren Ann et Yasmine Hamdan, des artistes et des créatrices que je trouve inspirées, inspirantes et atypiques.

Olivier : Il est bien sûr très compliqué de répondre à cette question. Mais cette année fut riche en rencontres (Valérie Belin, Sulayman Al-Bassam, les équipes Hermès avec lesquelles nous sommes en train de préparer un événement, etc...).

Où vous trouve-t-on à 21 heures ?

Carine : Au travail, qu'il soit mondain ou effectif.

Olivier : En train de boire un cocktail au Glass ou de dîner chez Rice & Fish, chez Nanashi, à l'Hôtel Amour ou dans un indien du passage Brady.

Et à 6 heures du matin ?

Carine : Joker !

Olivier : Dans mon lit ou en train de danser (au Rex (si si !). Gros revival du Rex en ce moment), au Titty Twister, dans une fête de la Fashion Week).

Votre dernière nuit blanche ?

Carine : Samedi 5 octobre dernier.

Olivier : La vraie de vraie nuit blanche, cela fait un moment... mais je passe quasiment toutes les semaines des nuits avec trois ou quatre heures de sommeil. "I Play Hard but I Work Harder !"

C'est quoi votre QG ?

Carine : L'Hôtel Amour, juste ce qu'il me faut, du matin au soir.

Olivier : J'ai eu deux vrais QG dans va vie de noctambule : Le Pop In (au début des années 2000) et Le Curio Parlor (il y a quelques années). Ce genre d'endroits où l'on va quatre fois par semaine et où l'on y retrouve vingt potes dès que l'on franchit la porte, même à l'improviste. Aujourd'hui, les endroits que je préfère sont Le Glass, Le Jackets, Les Étages et Le Rosa Bonheur.

Votre Top 3 des lieux où faire la fête à Paris ? Et pourquoi ?

Carine : Des lieux disparus ou éphémères.

Olivier : Le Glass pour ses sublimes cocktails, son public mélangé et cool. C'est un tout petit lieu où la sauce prend assez facilement. Sinon Le Jackets pour sa bonne musique rock et parce que les gens là-bas sont beaux. C'est un lieu qui est (encore) sans prétention, à la cool. J'espère que ça ne changera pas ! Et enfin, Le Rosa Bonheur : le meilleur moyen d'échapper à la morosité du dimanche soir et de rencontrer de jolis garçons pas idiots.

Votre meilleur souvenir de fête ? Une anecdote ! Un cocktail sublime, un barman super drôle, un décor fou ?

Carine : Une fête Prada au Siège du Parti Communiste, les cocktails "I Could Never Be a Dancer", le barman ou taulier du Carmen après les longues nuits du Pulp...

Olivier : La soirée Balenciaga de la dernière Fashion Week au YOYO avec M.I.A en showcase. Je suis monté sur scène et ça a été un grand n'importe quoi !
De manière plus générale, l'âge d'or du Curio Parlor, quand Hugues Ferrière et Olivier Coulomb étaient les DA. C'était drôle, électrique, les rencontres valsaient... Le cocktail de cette époque : "la curiosité d'Emilie" (Gin Hendricks, citron vert, basilic et concombre). Et Sinon, n'importe quel vendredi soir de la soirée Popstarz à Londres entre 2000 et 2010 (c'est moins drôle maintenant).

Votre meilleur acolyte pour sortir ?

Carine : Mon scooter et Olivier.

Olivier : En ce moment, mon pote Anthony. Et toujours Carine, bien sûr !

À quel(s) DJ(s) confieriez-vous vos nuits ?

Carine : À Diplo.

Olivier : À Jean Nippon sans hésitation. Le meilleur et le plus éclectique des DJ's parisiens. Dans un autre genre, à Pilooski aussi, tout aussi éclectique et riche.

La chanson qui vous ferait vous lever de la banquette pour danser ?

Carine : "Bad Girls" de M.I.A.

Olivier : Il y en a tellement ! J'ai le levage facile ! Mais n'importe quel morceau de Justin Timberlake est suivi d'effets chez moi. Il m'a piqué tous mes moves, mais je ne lui en veux pas...

Le morceau qui tourne en boucle dans vos oreilles en ce moment ?

Olivier : La mixtape de M.I.A pour le défilé Kenzo. C'est la bande-son d'une déambulation dans ma ville idéale : une agglomération indienne cool, hip-hop, hybride, foutraque, drôle, dansante, dont l'hyper-modernité n'est pas technologique, mais centrée sur les personnes et leurs mythologies personnelles. Je deviens fou à chaque fois que je mets ces huit minutes.

Quels sont vos projets pour la fin de l'année ?

De beaux projets avec la belle maison Hermès. Et certainement encore plein de surprises comme sait nous en réserver notre vie professionnelle.

La Nuit...

Carine : ... est en moi.

Olivier : ... est jeune et pleine de possibilités.

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