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Emmanuelle Seigner : Seul le rock compte dans Distant Lover

By La rédaction
27 Mar 2014

Emmanuelle Seigner : Seul le rock compte dans Distant Lover @Dusan Reljin

Emmanuelle Seigner : Seul le rock compte dans Distant Lover

Emmanuelle Seigner

Emmanuelle Seigner : Seul le rock compte dans Distant Lover @DR

Emmanuelle Seigner : Seul le rock compte dans Distant Lover

Emmanuelle Seigner, Distant Lover

Emmanuelle Seigner revient avec un nouvel album intitulé Distant Lover. Elle nous livre son parcours de création et son amour pour le rock pur et dur.

Villa Schweppes : Parlez-nous de votre nouvel album Distant Lover ? Quels thèmes abordez-vous ?

Emmanuelle Seigner: L'album parle beaucoup d'amour, c'est vraiment le thème principal mais en fait ce n'est pas ce qui m'importait quand je l'ai fait. Je n'avais pas pour but de faire passer un message, pour cela je vais à La Poste (rires). C'est plus le style musical qui comptait, ce que l'album allait dégager comme énergie.

Et pourquoi faire un album de rock ?

ES : Je voulais faire du rock parce que c'est une musique très joyeuse et à la fois sensuelle. Je ne voulais vraiment pas faire un disque qui prenne la tête. La musique peut être parfois ennuyeuse... Je voulais donner du plaisir au gens, que mes chansons leur donnent la pêche.

Ce nouvel album, ce n'est pas une manière de dire à tout le monde "vous ne me connaissez pas, voici qui je suis vraiment" ?

ES : Peut-être... Même si j'ai toujours voulu faire de la musique, c'est quelque chose de nouveau dans ma vie. Je savais que je voulais travailler aux Etats-Unis mais il fallait que je trouve le courage de me lancer. En attendant le déclic, j'ai pris des cours de chant, j'ai aussi fait plus de 100 concerts plus tard dans le cadre de mon premier album. Petit à petit, j'ai trouvé mon identité musicale et ce qui me plaisait vraiment. C'est grâce au film Backstage d'Emmanuelle Bercot, dans lequel je jouais une chanteuse de variété, que tout a commencé. J'ai rencontré le groupe Ultra Orange parce que la fille d'un des membres travaillait comme costumière. J'ai osé chanter et ensuite j'ai commencé à travailler avec eux.

Avec qui avez-vous travaillé pour réaliser cet album ?

ES : J'ai travaillé avec Adam Schlesinger, il jouait avant dans les Smashing Pumpkins. Maintenant, il a un groupe qui s'appelle Foutains Of Wayne. Ce que j'aime chez lui c'est qu'il n'est pas fermé. Il produit des groupes suédois super branchés, il a fait la musique du film Mary à Tout Prix, des trucs pour Disney, des chansons pour Katy Perry... et en même temps il fait des choses très pointues. Il a compris ce que je voulais faire, un album branché mais qui reste accessible.

Pourquoi l'anglais ?

ES : J'ai choisi de chanter en anglais parce que le français ne collait pas avec le genre de musique que je voulais faire. La langue française n'est pas faite pour le rock "let's face it" (rires). Pour moi, pour chanter en français il faut faire de la vraie chanson de variété du style de ce que fait Carla Bruni ou de la pop comme Vanessa Paradis. Je trouve ça très beau, mais ce n'est pas mon truc. J'ai d'ailleurs essayé pour mon deuxième album mais ce n'était pas moi.

On voit une femme forte derrière les textes de vos chansons. C'est ce que vous vouliez transmettre ?

ES: En fait, je ne suis pas responsable de cela étant donné que je n'ai pas écrit les textes. Moi j'étais concentrée sur la mélodie. En anglais tout sonne bien donc j'aurais pu chanter n'importe quoi du moment que le son me plaisait.

On remarque plusieurs hommages au film La Vénus à la Fourrure dans votre album, pourquoi ?

ES : Il n'y a qu'un hommage en fait. Je sais que la pochette de l'album peut faire penser au film mais c'est un pur hasard. J'ai eu le coup de coeur pour cette photo de Jean-Baptiste Mondino et je me suis dit que c'était dommage de ne pas s'en servir. Pourtant, j'aurais préféré quelque chose de simple, moins posé pour l'album. Sinon, pour la chanson "Venus in Fur", oui, c'est clairement un clin d'oeil au film. Je me devais un peu de le faire.

Certaines tracks sont assez électro comme "Venus in furs" justement. C'est un genre que vous aimez ?

ES : Oui, j'aime beaucoup l'électro ! Je voulais m'inspirer des artistes que j'admire mais aussi que ce soit une musique d'aujourd'hui avec diverses influences. J'ai toujours écouté de l'électro comme Mirwais ou Kraftwerk. Mais j'aime aussi beaucoup le rock. J'écoute les Whites Stripes, MGMT, Kings Of Leon, Mark Ronson... aussi Lana Del Rey et mon coup de coeur du moment, Thomas Azier.

Vous vous voyez faire plus d'électro dans le futur ?

ES : Oui carrément, de l'électro mais aussi plus de rock punk.

Et ça vous dirait d'écrire des textes ?

ES : Franchement non, je n'ai pas ça en moi. Je pourrais sans doute le faire mais ce serait médiocre alors je préfère laisser faire des gens qui ont du talent. C'est comme faire des films, c'est un vrai métier !

Quel album a bercé toute votre vie ?

ES : C'est Transformer de Lou Reed. Je l'adore, je l'ai écouté durant toute mon adolescence. Plus tard, j'écoutais beaucoup Kurt Cobain surtout le morceau "Rape Me" de l'album In Utero. J'aime beaucoup Courtney Love aussi.

Parlons un peu de cinéma. Vous vous sentez plus chanteuse ou comédienne aujourd'hui?

ES : Je me sens les deux. J'adore être comédienne, faire des films, jouer au théâtre. Si je devais arrêter quelque chose, ce serait la comédie. Mais il faudrait vraiment que ça marche dans la musique. La comédie c'est génial quand tu as un rôle intéressant et ça, ça arrive très rarement.

Donc on vous reverra au cinéma ?

ES : Oui bien sûr. J'espère peut-être aux États-Unis. Qui sait, la sortie de l'album là-bas en juin m'ouvrira peut-être des portes.

Êtes-vous un oiseau de nuit ?

ES : Je suis beaucoup sortie avant. C'était cool quand j'allais aux Bains Douches et au Palace dans les années 80 mais je ne trouve plus ça très drôle aujourd'hui à Paris. Pourtant je suis un vrai oiseau de nuit, je me lève très tard et je me couche tard. Mais bon, je suis aussi un peu déconnectée de tout ça. A mon âge je ne vais pas sortir tous les soirs ce serait pathétique (rires).

Distant Lover d'Emmanuelle Seigner (Polydor). Sortie le 31 mars.

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