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Die Nacht im Wunderland à la Ferme du Buisson

Samedi 27 juillet, le collectif Die Nacht s’associait avec les Anglais de Half Baked pour organiser une secret party dans une ferme aux portes de Paris. Son nom ? Die Nacht im Wunderland. Un bon prétexte pour revivre les scènes du classique Alice aux Pays des Merveilles. Merci Die Nacht.

Samedi 27 juillet, le collectif Die Nacht s’associait avec les Anglais de Half Baked pour organiser une secret party dans une ferme aux portes de Paris. Son nom ? Die Nacht im Wunderland. Un bon prétexte pour revivre les scènes du classique Alice aux Pays des Merveilles. Merci Die Nacht.

J’ai toujours vécu en banlieue. Alors l’idée de devoir prendre le RER A jusqu’à Noisiel en Seine-et-Marne pour me rendre à une fête ne m’a pas trop effrayée. Surtout quand le lieu de rendez-vous ne se situe qu’à 25 minutes porte à porte. Où ça ? À la Ferme du Buisson, une sorte de maxi-grange avec, tout autour, de la verdure, des transats, trois piscines chauffées en bois et même… quelques poules. La campagne, en somme. Ce soir-là, l’équipe de Jérémie Feinblatt avait convié son public de la Die Nacht pour “une nuit au pays des merveilles”. Je ne m’appelle pas Alice, ne portais pas de robe bleue mais ai donc décidé, en bonne fan d’Alice’s Adventures in Wunderland de jouer le jeu et de revivre au maximum les scènes de l’oeuvre de Lewis Carroll.

J’arrive donc à destination à la tombée de la nuit (rappelez-vous, c’est précisément au coucher du soleil que tout se joue pour Alice) et prends mon air de jeune fille perdue. Il ne me faudra pas longtemps pour repérer le lapin blanc (encore moins pour repérer le bar) qui, pour le coup, ne semble pas pressé, lui. Je ne désespère pas et me dis alors qu’il y a des chances que je le recroise dans la salle principale intitulée “Correspondant au fond du Terrier“. Malheureusement, les seules personnes reconnaissables seront celles qui s’enchaineront derrière les platines, à savoir Loac, Clement Meyer, Nhar et Jennifer Cardini. Je sors un peu déçue et un petit groupe m’interpelle : “Viens plutôt à côté, c’est super plus convivial”. Ok, direction “Un Thé chez les Fous“. Je comprends alors ce qu’ils entendaient par “convivial” mais aurais personnellement plutôt choisi le terme de “tropical” ou “ardant”. Il fait une chaleur à mourir mais je décide de rester parce que la scène du Chapelier Toqué est probablement ma préférée (avec celle de la rencontre avec Absolem, la chenille qui sait tout), et surtout parce que c’est Polocorp qui mixe. Une fois qu’il a terminé son set, je le suis un moment dehors pour prendre l’air et puis surtout pour sécher notre moiteur. Je cherche alors le labyrinthe annoncé, en vain. Quoi que, rien que le fait de devoir slalomer entre les gens couchés dans les chaises longues et ceux qui se jettent dans l’eau des piscines, c’est un peu comme si je m’y trouvais, finalement.

À force de toujours chercher ce lapin blanc, j’en oublie presque l’heure. Le photographe Jacob Khrist shoote toujours des inconnu(e)s mais je sais qu’il est temps pour moi, de ranger mon appareil. Je me dirige donc vers la sortie et tombe nez à nez avec la Dame de Coeur. Forcément, mon sang se glace. Pourtant la fille en question n’a pas d’armée de cartes à ses côtés et s’avère être beaucoup plus aimable (plus jolie, aussi) que le tyran colérique décrit par Alice. Mieux : elle est même tellement sympa, qu’elle propose des tickets boissons à tous ceux qui lui tendent un as de coeur. Du coup, on aurait presque eu envie de rester encore un peu pour faire une partie de croquet avec elle. Mais bon, comme l’héroïne de Lewis Carroll, on se doit de rentrer avant que notre chat Dinah ne se rende compte de notre absence.

Une chronique de Juliette Hautemulle