Crazy Horse, Mugler Follies, Moulin Rouge : Quand la revue renaît...

By Mathilde Kichenama
10 Fév 2015

Crazy Horse, Mugler Follies, Moulin Rouge : Quand la revue renaît... @Antoine Poupel

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Upside Down - Crazy Horse

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Crazy Horse, Mugler Follies, Moulin Rouge : Quand la revue renaît...

Tableau sensuel au Crazy Horse

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Cordes et sensualité au Crazy Horse

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La femme Crazy

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Les filles Crazy

Crazy Horse, Mugler Follies, Moulin Rouge : Quand la revue renaît... @Riccardo Tinelli

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Lumina Classika, danseuse au Crazy Horse

Crazy Horse, Mugler Follies, Moulin Rouge : Quand la revue renaît... @Mathilde Kichenama

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Svetlana Konstantinova, Show Manager au Crazy Horse

Crazy Horse, Mugler Follies, Moulin Rouge : Quand la revue renaît... @Mathilde Kichenama

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Dans la loge d'Ophelia, danseuse au Moulin Rouge

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Ophelia, en pleine séance maquillage au Moulin Rouge

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Les accessoires d'Ophelia

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Costumes dans la loge d'Ophélia

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La perruque de Medusa

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Le chignon d'Ophelia pour le show

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Paillettes et plumes au Moulin Rouge

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Une fourmi - Mugler Follies

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Final Lucy Eve - Mugler Follies

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Les Muglerettes - Mugler Follies

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Les héros - Mugler Follies

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Plastic - Mugler Follies

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Pole dance - Mugler Follies

A l'heure on l'on remarque un regain d'intérêt pour le cabaret et la revue, nous avons rencontré les artistes du Moulin Rouge, du Crazy Horse et des Mugler Follies pour comprendre ce phénomène.

La naissance du cabaret

Il faut remonter à la fin du XIXe siècle pour comprendre le phénomène cabaret. Un peu partout dans Paris ouvrent des établissements de nuit où l'on vient pour diner tout en regardant un spectacle. En 1881, c'est la Belle Epoque. Les premiers cabarets comme Le Chat Noir et les Folies Bergères ouvrent leurs portes. On vient y voir des spectacles de jonglage, de théâtre, de chant mais ces arts sont très vite remplacés par de la danse avec des shows plus élaborés, plus sexy.

Les Parisiens sont vite très friands de ces lieux où ils peuvent s'encanailler et oublier leurs soucis du quotidien. Tous, aussi bien riches que pauvres s'y retrouvent grâce aux prix des billets relativement bas. Du moins pendant un temps...

Au fil des années, ces lieux acquièrent une mauvaise réputation et sont accusés d'encourager la débauche et la prostitution. A l'approche de la première Guerre Mondiale, les cabarets augmentent leurs prix et ne sont plus fréquentés que par une clientèle aisée.

L'affriolant Cancan

A notre arrivée on se maquille, puis on s'échauffe. A 21h c'est parti pour le 1er spectacle qui termine à 23h. On reprend ensuite pour le 2ème jusqu'à 1h15 du matin à peu près. Et ça c'est 6 jours sur 7. C'est un rythme à prendre. (Ophélia, danseuse au Moulin Rouge)

La bête noire des défenseurs de la morale traditionnelle ! Le quadrille ou cancan arrive de Londres au début de l'ère du cabaret. La discipline est plutôt très mal vue car c'est une danse au cours de laquelle les femmes soulèvent leurs jupons et dévoilent des culottes fendues. Osé pour l'époque ! Le cancan devient l'emblème du Moulin Rouge qui ouvre ses portent en 1889.

Aujourd'hui, on parle encore de ses danseuses aux noms décadents : La Goulue, La Mome Fromage, Mistinguett... S'il n'est pas difficle à pratiquer, le cancan est très physique. Ophelia, danseuse au Moulin dans la revue Féérie depuis presque 10 ans peut en témoigner. La jeune femme nous a raconté son quotidien : "On arrive à 19h30. Le reste de la journée on est libre ou bien on a des répétitions avec le chorégraphe et l'assitant chorégraphe. On est obligé parce qu'à force de faire le spectacle deux fois par semaine, l'habitude s'installe donc tout n'est plus parfait et il faut que ce soit propre. A notre arrivée on se maquille, puis on s'échauffe. A 21h c'est parti pour le 1er spectacle qui termine à 23h. On reprend ensuite pour le 2ème jusqu'à 1h15 à peu près. Et ça c'est 6 jours sur 7 ! C'est un rythme".

Ses danseuses aux corps sveltes, ses costumes à plumes et à paillettes fabriqués sur-mesure, le Moulin Rouge et son show un brin vintage fait rêver le monde entier et attire chaque soir un public très hétéroclite. La tradition a encore de beaux jours devant elle.

La nouvelle ère : le burlesque et l'ouverture du Crazy Horse

La femme Crazy c'est d'abord une personnalité. Les danseuses doivent avoir un fort caractère mais aussi beaucoup de sensualité. Et puis bien sûr il y a le mythique carré long, les couleurs de cheveux franches et la fameuse bouche rouge ! (Lumina Classika, danseuse au Crazy Horse)

Après la guerre, le cabaret, totalement embourgeoisé et lisse n'est plus le lieu où viennent s'encanailler les Parisiens. Mais l'arrivée des années 50 le bouscule à nouveau. Le burlesque ou "art de l'effeuillage", arrive des Etats-Unis. Les pin-ups, véritables ambassadrices du genre réalisent de vraies performances sur scène. Il s'agit d'ôter tous ses vêtements sans perdre son chic et en faisant rire ! Le premier cabaret à mettre en avant le burlesque est le Crazy Horse. En 1951, Alain Bernardin, un artiste avant-gardiste et insatiable admirateur des femmes transforme d'anciennes caves à vin en un établissement chic et décadent. Le show Bernardin diffère de ceux que l'on connait déjà. Les danseuses aux corps parfaits et cambrés dansent... complètement nues !

Lumina Classika, danseuse au Crazy depuis 9 ans, nous a dépeint le portrait de cette femme Crazy : "La femme Crazy c'est d'abord une personnalité. Les danseuses doivent avoir un fort caractère mais aussi beaucoup de sensualité. Et puis bien sûr, il y a le mythique carré long, les couleurs de cheveux franches et la fameuse bouche rouge". Incroyable, les filles sont principalement habillées par des jeux de lumière et des accessoires un brin sado-masochistes. Chaque tableau, moderne et impertinent, est construit autour d'une scénographie, une chorégraphie, de lumières et de costumes uniques.

Dans Désirs, le spectacle actuel mis en scène par Philippe découflé en 2009, d'anciens tableaux se jouent encore. Dans God Save Our Bareskin, la carte de visite de la maison, les danseuses vêtues de costumes rappelant ceux de la Garde Royale anglaise (bien plus sexy bien sûr) défilent droites comme des "i". Dans Legmania : les danseuses présentent, face à un miroir, leurs jambes interminables. Forte, sexy, timide, glamour, au Crazy, la femme est représentée dans toute sa splendeur sans jamais tomber dans le vulgaire. C'est ce que nous a confié Svetlana Konstantinova, la show manager du Crazy. Elle s'attache à faire perdurer les traditions de l'établissement mais aussi à moderniser le spectacle toujours avec une grande simplicité.

Ça peut être frustrant parce que l'on a du mal à voir si elles sont vraiment nues mais tout ça c'est grâce au travail des lumières. Elles permettent de rendre le corps mystérieux, de faire ressortir les volumes. Nos lumières, c'est le secret de la maison.

Et c'est effectivement ce que l'on se plait à découvrir dans le spectacle où le corps de la femme se fait littéralement objet d'art.

Dépoussiérer le cabaret

Le cabaret has been ? Loin de là ! Depuis plusieurs années, le genre explose à nouveau dans le monde notamment grâce à la tendance de la danse burlesque. Si le Moulin Rouge s'attache à conserver la tradition, le Crazy Horse tente de s'adapter et de moderniser ses tableaux. Plus d'érotisme, plus de technique et des guest-stars internationales, c'est ce qu'il fallait pour faire revenir un public d'habitués mais aussi les jeunes. En 2007, l'actrice et chanteuse Arielle Dombasle est la première à se produire au Crazy. On y verra aussi Dita Von Teese (en 2007 et2009), Clothilde Courau (2010), Noémie Lenoir (2013) et dernièrement Conchita Wurst.

S'adapter aussi pour concurrencer les nouveaux spectacles parisiens comme Mugler Follies, revue créée par le créateur Thierry Mugler en 2013. Celui-ci a totalement réinventé la revue et en a fait un vrai spectacle vivant. Sur la scène, non pas des danseuses mais des talents. Chaque membre de la troupe a son petit plus. L'une a des formes voluptueuses, l'autre est fildefériste ou fait de l'aérien. Un autre encore siffle tel un oiseau. Avec la musique, les prouesses des artistes, les costumes ultra modernes de Mugler, on en prend plein les yeux.

L'envie d'originalité, de se divertir différement, le besoin de fuir le sexy trash et les grosses productions du cinéma pour redécouvrir la beauté des corps et le talent, le vrai, c'est sûrement ce qui explique le retour triomphant du cabaret.

Site officiel du Moulin Rouge
Soirée Saint-Valentin avec menu spécial les 13,14 et 15 février

Site officiel du Crazy Horse
La Saint-Valentin au Crazy
3 représentations : 19h, 21h30 & 23h45
A partir de 155€ par personne

Site officiel de Mugler Follies

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