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Comment Garnier, Guetta et Albert de Paname ont transformé le clubbing fin 80’s

Un reportage de 1989 nous plonge dans une nuit en plein changement : les jeunes Laurent Garnier et David Guetta s’affirment en contre-pouvoir des anciens à une époque où l’acid, la new beat et le rap explosent.

Regarder des images d’archives permet toujours de prendre un peu de recul. Le reportage que nous vous proposons aujourd’hui, diffusé sur Paris Première et nommé “Les Guides de la Nuit”, présente aux téléspectateurs de la fin des années 80 des Djs et promoteurs parisiens de l’époque et lui propose de parler de leur activité.

On y croise des têtes qui, aujourd’hui, sont devenues centrales dans la musique électronique, sinon la pop culture. D’autres ont été oubliées. Si le temps fait fatalement un tri, il n’empêche que les différents discours sont passionnants. On découvre une capitale dont les nuits sont éclatées entre différentes chapelles. 25 ans plus tard, Paris vit aux rythmes des sets techno, majoritaires. Mais la fin des 80’s était clairement plus “ouverte”.

Alors que Guetta est “hors du business” et très créatif en tant que DJ rap-funk aux Bains Douches, Laurent Garnier se montre au bord de la crise de nerfs à force de jouer des morceaux de pop FM à la Locomotive (devenue Machine du Moulin Rouge) et le déjà très ancien Albert de Paname défend des soirées plus bling bling. DJ Molsky concurrençait les soirées Acid Rendez Vous avec ses Sardines, soul rythm’n’blues, à la Java. Avec deux décennies d’avance, le Rex organisait des après-midis avec expositions et performances.

Le clubbing de la fin des années 80

Jusque dans la technique, les Parisiens étaient très créatifs : Molsky jouait avec un batteur, Guetta et son acolyte utilisaient déjà quatre platines, un sampler et une TB 303 pour dépasser le simple cadre du pousse-disque. Certains restaient fidèles aux valeurs du passé (Albert de Paname et sa sortie sur le rap, l’acid et la new beat) quand d’autres étaient déjà dans le futur. Les nuits entre deux générations !

On ne rentrera pas dans le jeu du “C’était mieux (ou non) avant”, d’autant plus qu’après le reportage, on se dit vraiment que Paris sera toujours Paris. Voici donc seulement le fragment d’un autre temps qu’on regardera non sans un malin plaisir.

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Diffusion sur Paris Première en 1989