Cinq métissages musicaux qui ont marqué Plaza Francia

Cinq métissages musicaux qui ont marqué Plaza Francia

By La rédaction
11 Avr 2014

Plaza Francia sont de grands spécialistes des métissages musicaux et nous ont cité 5 projets qui ont marqué leur vision de la musique occidentale !

Touch El Arab

Tout commence ici : Christoph Muller, avant de se lancer dans le Gotan Project, avait monté le projet électronica Touch El Arab avec Philippe Alioth et Stefan Hopmann. Mêlant synthétiseurs et samples de chants arabo-andalous, ils avaient créé le méga hit "Muhammar", qui avait connu un très gros succès entre 1987 et 1988 en France et en Italie, faisant par là même un premier mélange entre sonorité "exotique" et musique électronique. "Ça a été un tube, "Muhammar", mais c'était surtout politique. On se moquait de Kadhafi dedans" explique Christoph. Dans la tête et les jambes des clubbers !

Gorillaz

Damon Albarn est devenu ce que Breton qualifiait d'artiste moderne : un parfait curateur. Sur "Plastic Beach", l'album de Gorillaz sorti en 2010, il avait mêlé l'Orchestre National Libanais et le rappeur Kano pour un résultat qui à mis les Plaza Francia dans tous leurs états. Plus récemment, l'ex leader de Blur à sorti un morceau en hommage aux victimes de la guerre civile syrienne. Celui ci avait été enregistré en 2010, à l'époque de l'enregistrement de l'album, avec justement l'Orchestre National Syrien. De beaux moments de métissage, quand ont sait qu'il a aussi convié des gens d'horizons différents comme deux membres des Clash, Snoop Dog, Mos Def et plus encore. La grande classe !

Khaled et Jean Jacques Goldman

Catherine Ringer est particulièrement attachée à la grande musique populaire, la variété, et n'hésite pas à critiquer ardemment l'aspect parfois élitiste de la presse musicale. Un métissage qui l'a marqué ? La collaboration entre Jean Jacques Goldman et le chanteur de raï Khaled. Comme ça, ça ne vous dit rien ? Mais si ! Les énormes tubes comme "Aïcha" qui avaient, dans les années 90, initiés vos grands tantes au rock du Maghreb. Un succès tel que le morceau a contribué à faire de l'album qui le renfermait un disque de platine et à faire de son interprête l'un des meilleurs vendeurs de l'entre-deux siècles. 10 millions d'exemplaires écoulés. C'est fort.

Rachid Taha et Brian Eno

Les gens qui ont une drôle de vision de la musique pensaient que Rachid Taha était "fini". Sauf qu'aucun artiste ne "finit" jamais, à moins de le décider intentionnellement. C'est généralement quand les gens disent ça que les artistes visés pondent leurs albums les plus intéressants. C'est ce qu'à fait Rachid Taha, roi inégalable de rock et du raï, en sortant son dernier album Zoom. Dernière track du disque : un duo édifiant avec Brian Eno, l'un des plus grands producteurs de tous les temps, leader en son temps du groupe Roxy Music. "Voilà Voilà" est sans doute le morceau-sensation du disque.

Acid Arab

Depuis le temps où ils gouaillaient derrière les platines des plus grands clubs parisiens, Guido Minisky et Hervé Carvalho ont toujours eut un goût de l'exotisme. Mais jusqu'ici, c'était plutôt en allant déterrer de vieux tracks. Après avoir assisté à un mariage berbère, le second applique les mesure en 6/8 locale à sa groovebox et se rend compte qu'il est possible de lever un dancefloor avec des tracks sur cette base. Très vite, et avec le renfort de quelques édits bien sentis, ils font vibrer les clubs parisiens à travers des sets imparables. Nourris d'électro chaabi et de musique occidentale, ils ont rapidement décidé de mettre sur pied des compilations d'inédits, avec des artistes comme Jaumet, Pilooski ou Omar Souleyman. Un carton.

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