Big John de Paname : le physio du Baron se raconte dans un livre

By Juliette Hautemulle
18 Nov 2016

Big John de Paname : le physio du Baron se raconte dans un livre @DR

Big John de Paname : le physio du Baron se raconte dans un livre

Big John de Paname aux éditions Anne Carrière

Big John de Paname : le physio du Baron se raconte dans un livre @DR

Big John de Paname : le physio du Baron se raconte dans un livre

Big John de Paname sorti aux éditions Anne Carrière

Anecdotes de nuit, meilleures phrases entendues pour rentrer en club, indiscrétions nocturnes... Big John, le physio du Baron, le feu-club de Lionel et André, a écrit un bouquin : Big John de Paname. On l'a lu et voici ce qu'on a retenu.

Pour beaucoup, Le Baron restera un des clubs mythiques d'une époque et, forcément, les membres de l'équipe qui le tenait aussi. Parmi eux, John, l'un des physio du temple avec Madou et son chef Bak. Là depuis les débuts du club de l'avenue Marceau, "Big John" a, vous vous en doutez, un paquet d'histoires (de nuit) à raconter. Ces anecdotes, on les retrouve désormais dans Big John de Paname, son roman sorti le 22 septembre dernier aux éditions Anne Carrière. On a lu ledit bouquin et voici ce qu'on a retenu.

Une règle d'or dans son métier ? "Only the paranoid will survive" : quand on est dans la sécurité, mieux vaut se méfier de tout le monde, tout le temps.

Il faut aussi avoir beaucoup de sang froid. "La violence n'engendre jamais rien de bon", reconnaît très justement l'auteur.

Malgré cette maturité, ce dernier a perdu son boulot un paquet de fois... mais a finalement toujours été rembauché.

Sa première fois au Baron, d'ailleurs, ne s'est pas très bien passé. Plutôt très mal passé, même.

Son plus mauvais souvenir restera quand même dans un club de banlieue, un soir où il a vu un homme mourir devant lui suite à une dispute qui tourne mal.

L'après 13 novembre a aussi été émotionnellement très dur... John connaissait des victimes habitués du Baron...

Dans un registre plus léger, John a ouvert la porte à Jay Z et Beyoncé, Kanye West, Zoë Kravitz, Kate Moss... et ceci entre Paris et Cannes.

Une des fêtes mémorable du Baron ? L'anniversaire de Mick Jagger, très probablement. Ou la soirée du film Marie-Antoinette avec Sofia Coppola, Kirsten Dunst...

De Niro, lui, a failli se faire recaler... jusqu'à ce que Jo le reconnaisse et le fasse rentrer. Au bar, la star a laissé carte blanche au barman (Boris) et a eu un cocktail à son nom : le "De Niro" à base de gin, liqueur Saint-Germain, citron, sucre et vin blanc.

En parlant recalage, les gens sont capables de tout et n'importe quoi pour rentrer : faire pipi sur le physio, lui rapporter un menu Quick complet, ou encore donner des arguments assez mauvais. Des exemples ? "Parce que j'ai plus de cent mille followers sur Instagram". "Parce qu'il faut que j'aille aux toilettes"...

L'auteur reste discret sur sa vie perso (et notamment sa femme et ses enfants), mais on sait quand même qu'il a été basketteur pro et aurait voulu avoir une carrière à la Tony Parker, que son papa était un "petit" voyou et que ce sont ses 150 kilos de l'époque qui lui ont valu le surnom de "l'Ours".

John a fait une typologie des attitudes des clients devant le club, en fonction de leur pays d'origine. Résultats ? Les Suédois sont patients et persévérants. Les Brésiliens ne peuvent pas s'empêcher de faire le show. Les Japonais sont polis à l'extrême. Les Anglais sont toujours classes... sauf quand ils ont trop bu. Les Italiens très encombrants et fiers. Les Russes négocient quasiment tout le temps avec de l'argent. Les Canadiens et Belges sont plutôt faciles tandis que les Américains sont très mal élevés.

Il a aussi déjà refusé 10 000 euros proposés par un client refoulé qui souhaitait à tout prix rentrer... Et même son boss lui a dit qu'il avait déconné.

La nuit, les propos et actes racistes fusent parfois plus... Et que ce soit par de gens à la peau, blanche, noire ou métisse. Cela dit, on peut aussi se faire de vraies amitiés solides. On a aussi de belles surprises.

Bak, Amar, JB, Vassily, Paul, Louise, Alexandre et Matthieu : avec Lionel et André, c'était les prénoms à connaître à l'époque, au Baron.

John a aussi eu une résidence au Baron : "Barons du hip-hop". L'occasion pour lui de jouer avec DJ Mehdi et de faire danser Pharrell Williams, Murakami, ou encore Tarantino.

Et, en bonus, voici un florilège des meilleures phrases entendues devant le Baron que l'auteur n'a pas pu s'empêcher de retranscrire :

"Je suis destinée à un homme. Il s'appelle Damien. Il mesure deux mètres. C'est le fils de Satan. Je serai la femme de l'Antéchrist."

"Ah ben, génial, tu vas peut être avoir le prix Girardot."

"Il n'est pas payé pour être sympa, il est payé pour être debout."

Big John de Paname aux éditions Anne Carrière
Prix : 18 euros

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