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Entretien avec What So Not
Entretien avec What So Not
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What So Not : "Flume a commencé la musique grâce a un paquet de céréales"

Publié le 29/10/2014 à 13:40

On a parlé surf, EDM et paquet de céréale avec Emoh Intead, l'autre moitié de What So Not, le side project trap de Flume.

What So Not, c'est le projet musical trap des deux producteurs Australien Harley Streten (Flume) et Chris Emerson (Emoh Instead). Quelques heures avant le set au Nordik Impakt, nous partons à leur rencontre. Leur ? Non, sa. Si leurs tracks sont faites à 4 mains, c'est uniquement Emoh Instead qui représente l'entité What So Not sur scène.


Où vous êtes vous rencontrés ?

Harley et moi venons de Sidney en Australie. On s'est rencontré grâce à des amis qu'on avait en commun et on faisait tous les deux de la musique. A l'époque ça m'arrivait de jouer dans des clubs en Australie, il m'avait vu un soir. Lui, avait balancé quelques prods sur son compte MySpace et son travail m'avait impressionné. Tout ça a débouché rapidement sur une amitié.

Vous aviez quel âge à l'époque ?

Je pense que j'avais quelque chose comme 20 ans et lui 18. Un jour, il m'a demandé si ça m'intéresserait de composer à deux et je vous laisse deviner ma réponse... si je ne commençais pas à produire ma propre musique.

Vous étiez dans la même vibe musicale ?

Carrément ! Au début, j'étais un peu le "directeur artistique" du projet. Harley avait énormément de talent et d'idées. Il proposait des projets de sons pour rigoler comme par exemple mélanger de la Jungle Music avec des Beats ghetto et finalement ça a donné des choses vachement cools !

Comment tu te sens par rapport à ce festival et cette tournée européenne ?

C'est incroyable ! C'est ma première fois en Europe. C'est un vrai défi pour moi de jouer ce soir devant 10 000 personnes en France.

Comment s'est passé ta première date ?

C'était à l'Envers Club, à Nancy. C'était super cool, les gens étaient vachement réceptifs, c'est très positif pour la suite.

Il faut dire que ce style de musique est très bien accueilli en France.

C'est très intéressant parce que je ne le pensais pas tant que ça. J'ai joué des tracks assez classiques de club au début de mon set hier et je sentais que ce n'était pas ce que le public voulait. Alors ok, je vais vous donner quelque chose de différent.

On a vu que tu surfais avec Flume. C'est qui le meilleur ?

(Rires, ndlr) Je ne veux pas entrer dans ce genre de débat, on fait ça pour le fun avant tout !

En studio, comment ça se passe ? Qui fait quoi ?

La façon de faire a pas mal changé et la dynamique de production était évolutive. Au départ, j'allais chez lui 3 fois par semaine et on faisait du son dans sa chambre. Puis rapidement son album est sorti et il est parti en tournée un peu partout dans le monde. Du coup, pendant un an, on se donnait des nouvelles via internet. Quand les choses se sont calmées de son côté, on avait plus de temps pour se voir et travailler ensemble. Ça n'a vraiment pas été simple pour nous mais on était très motivés pour que ça fonctionne.

Il a commencé la musique très jeune !

Oui, Flume a commencé la musique grâce a un paquet de céréale. Il avait reçu un espèce de logiciel pour faire de la musique en cadeau et .

Comment définiriez-vous votre musique ?

On a commencé à écouter des artistes comme Baaeur ou Flosstradamus, on aimait vraiment leur travail. Quand Rustie a sorti son Essential Mix, on a tout de suite accroché et c'était vraiment ce style de musique qu'il fallait pour notre projet. On a essayé de combiné des synthé trance avec des gros drops et des percu originales. On s'est influencé de l'EDM sans forcément en reprendre les codes.



Si votre musique était un animal ?

C'est la première fois qu'on me pose ce genre de question, laissez moi réfléchir un moment... Je pense à une panthère : c'est doux et soyeux mais c'est aussi vicieux, se cache dans l'ombre pour mieux vous attaquer par surprise.

Quelle est la track "botte secrète" de vos sets ?

Rustie – Terra Star et bien sur notre prochain EP que je jouerai ce soir.

Quoi de neuf pour la suite ?

On a un ou début 2015. Je suis super excité à l'idée qu'il sorte. On y a passé beaucoup de temps, c'est le meilleur boulot qu'on ait fait jusque là.

On aime beaucoup le remix que Branchez avait fait pour vous. Vous allez le jouer ce soir ?

Évidemment ! Il est a 10 millions de lectures, c'est incroyable.

Propos recueillis par Léopold Lemarchand et Ryan Lavoine

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