Newsletter
Thylacine à la Villa Schweppes
Thylacine à la Villa Schweppes
© Olivier Huitel

Thylacine : "Sur scène, il faut pouvoir réinventer et déstructurer sa musique"

Publié le 04/07/2017 à 15:30

Hier à Calvi, Thylacine nous a livré un live électronique puissant et inédit à Villa Schweppes, le tout filmé par les caméras de la team Cercle ! Avant sa prestation, nous avons pris la température avec le jeune homme.

Villa Schweppes : Comment tu te sens ?

Thylacine : Un peu fatigué ! Je n'arrête pas en ce moment. Hier j'étais à Main Square, avant au Biche festival et encore avant à Tunis.

On va parler de ton album Transsibérien, que tu as produit dans le célèbre train qui relie Moscou à Vladivostok sur 9 288 kilomètres. Comment t'es venue l'idée ?

Thylacine : C'est parti d'une réflexion sur quel est pour moi le meilleur environnement pour produire. Qu'est-ce qui fait qu'un jour ça se passe bien et d'autres non. Je me suis rendu compte qu'être enfermé dans un studio c'était pas super intéressant. J'ai besoin de vivre des choses, rencontrer des gens, voir des paysages nouveaux. J'adore le train, j'ai beaucoup travaillé dans ce type de transport durant mes tournées. Il me fallait un train hyper long pour que je puisse composer comme je le voulais et j'ai tout de suite pensé au Transsibérien. Je voulais pas simplement sortir un album mais surtout raconter une histoire.

Pendant tout le voyage, mon seul but c'était de faire de la musique et rencontrer des gens.

Tu avais une idée de la musique que tu voulais faire avant de partir ?

Thylacine : Pas du tout. Ce genre de projet c'est justement pour partir à l'aventure et ne pas savoir à quoi m'attendre. Il était intéressant de voir comment les différents lieux pouvaient influencer ma musique.

Qu'est-ce que t'as apporté ce voyage, au-delà de la musique ?

Thylacine : Plein de choses. Ca m'a confirmé surtout le besoin de sortir de ma zone de confort pour créer. Pendant tout le voyage, mon seul but c'était de faire de la musique et rencontrer des gens. Je n'avais aucune contrainte, je pouvais créer sans me poser de question. Le fait que la production se passe bien dans le Transsibérien n'était qu'une supposition, mais ça s'est confirmé. Je n'étais même pas sûr de faire un album, à la base ça devait simplement être un 6 titres.

On dit que la 3ème classe est propice aux rencontres dans le Transsibérien. Tu étais assis où ?

Thylacine : En 3ème classe, tu n'as pas le choix (rires) ! Moi j'étais en seconde, parce qu'en 3ème il n'y a pas d'électricité, ni même de table pour bosser. J'avais besoin de mon coin à moi, d'être dans ma petit bulle, malgré tout. J'ai rencontré pas mal de gens à quai, dans les petits villages. Moi j'étais à fond dans mon truc et il y avait des gens qui regardaient par la fenêtre pour essayer de voir ce que je faisais.

Tu étais accompagné ?

Thylacine : Oui. Le but était quand même de filmer tout ça avec France Télévision. On est partis à 5 au total avec réalisateurs, ingénieurs du son et une traductrice qui m'a beaucoup appris.

Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
© Thomas Bismuth
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
© Thomas Bismuth
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
© Thomas Bismuth
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
© Thomas Bismuth
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
Thylacine à la Villa Schweppes de Calvi
© Thomas Bismuth

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Thylacine : Honnêtement j'en ai eu très peu. J'avais préparé mon voyage avant. J'avais un casque anti-bruit, plusieurs casques pour pouvoir changer d'écoute et avoir du recul sur mes morceaux. Je m'en suis pas trop mal sorti au niveau de l'électricité, ça aurait pu être une grosse galère. Dans ma cabine, il n'y en avait pas alors j'ai du faire jouer des multiprises et des rallonges. Je partageais le courant avec tout le monde. Parfois il y avait des coupures, mais on s'y fait.

Là, je prépare mon prochain voyage [...] Ce que je peux vous dire c'est que c'est hors de France et que ce sera un projet bien plus ambitieux !

Tu vas donc nous présenter tout ça ici à Calvi sous les caméras de Cercle. Est-ce que ça ajoute une petite pression, en plus d'être filmé ?

Thylacine : Non c'est la même chose. Ce qui est différent là c'est que je vais faire quelque chose d'un peu plus club que d'habitude, pour m'adapter au lieu. J'aime l'improvisation, pour m'amuser. Rien n'est pré-écrit sur mon set. Et ce n'est pas possible de jouer les mêmes morceaux à chaque fois de la même manière. Quand je suis en salle pour des concerts je fais des choses plus posées, plus planantes. La scène pour moi c'est vraiment quelque chose de très différent du studio. Sur scène, il faut pouvoir réinventer, déstructurer et partir en live.

Est-ce que tu as des envies de nouveau voyage ?

Thylacine : Là, je prépare mon prochain voyage justement. Ça va faire presque deux ans que je tourne avec Transsibérien, ce qui est génial. Je commence à fond à bosser sur le prochain. Mais je ne vais rien dévoiler, pour garder la surprise. Ce que je peux vous dire c'est que c'est hors de France et que ce sera un projet bien plus ambitieux !

Merci Thylacine !

Retrouvez le live de Thylacine sur la page Facebook de Villa Schweppes

sur le même sujet